(Washington) Il n’a pas été établi de lien de causalité à ce stade entre la formation de caillots sanguins et l’injection du vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson, a déclaré vendredi l’Agence américaine des médicaments (FDA), en disant enquêter sur des cas aux États-Unis.

Agence France-Presse

« La FDA est au courant d’informations aux États-Unis sur des évènements thrombo-emboliques graves, parfois associés à une thrombopénie (bas niveaux de plaquettes dans le sang), qui se sont produits chez quelques individus après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19 de Janssen », a déclaré le régulateur américain dans un communiqué à l’AFP, citant le nom de la filiale européenne de Johnson & Johnson.

« Pour le moment, nous n’avons pas trouvé de lien de causalité avec la vaccination et nous continuons notre enquête et évaluation de ces cas », a ajouté l’agence.  

« Nous tiendrons le public informé lorsque nous en apprendrons plus », a-t-elle également assuré.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) avait indiqué plus tôt vendredi enquêter sur des liens entre le vaccin de « J & J » et des cas de caillots sanguins.

« Un cas est survenu lors d’un test clinique et trois sont survenus dans le cadre de la vaccination aux États-Unis. L’un d’entre eux a été mortel », avait ajouté l’EMA.

La FDA a déclaré être « au courant du communiqué de l’EMA », qui a pour « base » des informations que l’agence américaine lui a fournies, « reçues durant l’utilisation post-autorisation du vaccin contre la COVID-19 de Janssen » aux États-Unis.

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson a été autorisé en urgence aux États-Unis fin février, après ceux à deux doses de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Le régulateur européen a lui aussi approuvé le vaccin Johnson & Johnson, et sa mise en œuvre dans les pays de l’Union européenne doit commencer en avril.