Des associations de garderies privées demandent au gouvernement d’accorder la priorité à la vaccination de leur personnel et mettent en garde les parents de risques de bris de service tant que les employés ne seront pas vaccinés.

Stéphane Blais
La Presse Canadienne

L’Association des garderies privées du Québec (AGPQ) et l’Association des garderies non subventionnées en installation (AGNSI) demandent à Québec d’accorder au personnel des garderies la reconnaissance qu’il mérite et de lui offrir « dès maintenant la vaccination contre la COVID afin de maintenir les services ».

Les deux associations craignent les effets de la troisième vague sur la main-d’œuvre.

« Avec les variants qui courent, on commence à avoir beaucoup d’inquiétudes concernant le personnel », a expliqué Samir Alahmad, président de l’AGPQ, à La Presse Canadienne.

M. Alahmad a indiqué que chaque jour, des éducatrices qui ont des symptômes avisent leur employeur, à la dernière minute.

Ces éducatrices doivent passer un test de dépistage, attendre le résultat négatif avant de revenir au travail et lorsqu’une d’entre elles est atteinte par la COVID-19, elle doit se placer en isolement pour deux semaines.

« C’est un casse-tête à gérer pour les gestionnaires, mais aussi pour les parents qui perdent leur service de garde ».

Le président de l’AGPQ a précisé à La Presse Canadienne qu’il demande au gouvernement que toutes les éducatrices des garderies privées soient vaccinées au mois d’avril.

« Malheureusement, rien n’indique pour le moment qu’on va faire partie d’un groupe prioritaire », a ajouté M. Alahmad.

Il a fait valoir que des immunologues croient que les enfants sont plus contaminés et potentiellement plus contagieux, avec les variants.

Il soutient donc que les éducatrices sont désormais plus à risque de contracter la maladie.

La pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans les garderies est accentuée par la troisième vague selon l’AGPQ et l’AGNSI et plusieurs services de garde privés ont récemment avisé des parents que des groupes pourraient être fermés en raison du manque de personnel.

L’AGPQ et l’AGNSI comptent environ 120 000 places en garderie dans la province.