(Québec) Le directeur national de Santé publique du Québec, DHoracio Arruda, affirme que les autorités sanitaires de la province n’ont « pas d’informations qui nous permettent de croire que le vaccin [d’AstraZeneca] présente plus de risques qu’un autre » vaccin à ce jour.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Dans une déclaration écrite transmise jeudi par le ministère de la Santé, DArruda affirme que « la Santé publique et tous les experts suivent l’évolution de la situation concernant le vaccin d’AstraZeneca de très près ». Si ce vaccin posait des problèmes, « soyez assurés que nous poserons les gestes appropriés », a-t-il dit.

Le Danemark, la Norvège et l’Islande ont annoncé jeudi qu’ils suspendaient de leur côté « par précaution » l’utilisation du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19 en raison de craintes liées à la formation de caillots sanguins, malgré des déclarations rassurantes du régulateur européen et du fabricant.

« Je tiens à réitérer que tous les vaccins qui sont offerts au Québec sont efficaces et que les données sur le terrain montrent une équivalence dans la prévention des formes graves de la COVID-19. Il ne faut pas hésiter à recevoir le vaccin. Lorsque votre tour viendra, il est très important de vous faire vacciner. C’est notre meilleur moyen d’en finir avec cette pandémie », a dit le directeur national de Santé publique du Québec.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Dr Horacio Arruda

Nicholas Brousseau, de la Direction des risques biologiques et de la santé au travail à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), membre du Comité sur l’immunisation du Québec, a affirmé jeudi à La Presse que « les avantages du vaccin dépassent largement les risques potentiels ».

« C’est naturel que ces événements-là surviennent et ça ne dit pas qu’il y a une relation de cause à effet » avec le vaccin, a-t-il précisé.

« Pour avoir un signal, il faudrait que les événements arrivent plus souvent chez les vaccinés que chez les non-vaccinés et on n’a pas d’évidence à ce niveau-là », a ajouté M. Brousseau.

En mêlées de presse, jeudi, les partis d’opposition ont été questionnés sur la décision de trois pays européens de suspendre l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Ils ont tous répondu qu’ils se fiaient à l’analyse faite par les experts québécois.

-Avec l’Agence France-Presse