Une équipe « SWAT » sera déployée lundi au CHSLD Lionel-Émond, en Outaouais, afin de mettre en lumière les circonstances entourant une importante éclosion de COVID-19, a rapporté le cabinet de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, samedi soir.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

À l’heure actuelle, la situation y est sous contrôle, a fait savoir l’attaché de presse Jean-Charles Del Duchetto à La Presse. Une équipe composée d’experts en prévention et en contrôle des infections du CHU Sainte-Justine se rendra tout de même sur place afin d’évaluer la situation de l’éclosion et d’émettre des recommandations.

« La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants a aussi demandé à ce qu’un évaluateur aille sur les lieux au début de la semaine prochaine pour avoir un meilleur portrait de la situation dans le CHSLD », a ajouté M. Del Duchetto.

Situé à Gatineau, le CHSLD Louis-Émond a été aux prises avec une éclosion de COVID-19 en fin février. En date du 5 mars, 9 % des résidants sont infectés, soit 24 personnes, et trois décès ont été rapportés aux autorités locales. Aucun nouveau cas n’a été recensé au cours des 24 dernières heures.

Contaminés malgré le vaccin

Si l’éclosion a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, c’est parce que la quasi-totalité des résidants avait reçu leur première dose du vaccin contre le virus. Là où le bât blesse, c’est qu’à peine 41 % des travailleurs de l’établissement avaient accepté d’être vaccinés. « La ministre Blais a donc lancé un appel au personnel pour qu’il aille se faire vacciner », a indiqué M. Del Duchetto, qui a rappelé qu’il faut entre 21 et 28 jours avant que le vaccin soit efficace.

Selon différents experts interrogés en février par La Presse, cette éclosion ne remet pas en question l’efficacité du vaccin. Au contraire, le peu de symptômes présentés par les personnes infectées est encourageant. « C’est vraiment exceptionnel de voir des gens qui ont si peu de symptômes », avait soutenu le DNicholas Brousseau, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec.

L’éclosion avait d’ailleurs été découverte par surprise, au cours d’un dépistage systématique. « Probablement que si on n’avait pas fait ce dépistage systématique, on n’aurait jamais trouvé ces cas-là, parce que ce sont des gens qui n’ont pas de symptôme », avait indiqué la Dre Carol McConnery, médecin-conseil à la Direction de santé publique au CISSS de l’Outaouais.

Avec Alice Girard-Bossé, La Presse