(Québec) Le variant de l’Afrique du Sud continue de faire son chemin en Abitibi-Témiscamingue alors que 12 cas de cette nouvelle souche ont été confirmés dans la municipalité de Landrienne. La Santé publique a annoncé lundi qu’elle haussait d’un cran sa vigilance pour freiner la propagation de ce variant plus contagieux.

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

« Le variant sud-africain est bien présent chez nous », a indiqué la directrice de la santé publique en Abitibi-Témiscamingue, Dre Lyse Landry.

La région compte un total de 40 cas confirmés du variant de l’Afrique du Sud, selon le site de l’INSPQ qui effectue une surveillance des variants au Québec. En point de presse lundi, les autorités régionales ont indiqué que 28 des cas remontaient cependant à l’éclosion survenue en janvier, qui est maintenant terminée.

Douze cas positifs au variant sud-africain sont donc liés à l’éclosion à l’école Notre-Dame-de-Fatima de Landrienne, a précisé la Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la Direction de santé publique de l’Abitibi. L’école primaire est fermée depuis le 12 février dernier en raison de cette éclosion.

Dix-huit personnes ont été déclarées positives à la COVID-19 dans cette école, dont 16 élèves et deux enseignants.

La présence de cette nouvelle souche du virus dans la région force les autorités à resserrer le dépistage. « On informe plus de contacts », illustre en exemple Dre Sobanjo. Les contacts qui étaient considérés à « risque faible » sont aussi invités à se placer en isolement préventif pendant 14 jours. Si une personne a fréquenté un lieu même en respectant les consignes, nous allons quand même aviser l’établissement, a-t-elle ajouté.

« On constate que la transmission se fait plus rapidement et plus facilement », assure-t-elle. Par exemple, dans les foyers où une personne est contaminée presque tout le monde va l’avoir ce qui n’était pas nécessairement le cas avec la souche initiale du coronavirus, a vulgarisé Dre Sobanjo.

« Ça va être important que les gens nous aident », a-t-elle lancé.

La présence de deux cas confirmés du variant sud-africain en Abitibi-Témiscamingue en avait surpris plusieurs le 9 février dernier alors que la région a été somme toute épargnée depuis le début de la pandémie de la COVID-19. Ces deux cas remontent au début janvier et seraient liés à des rassemblements des Fêtes.

L’éclosion a touché une trentaine de personnes, mais lorsque la présence du variant a été confirmée toutes les personnes malades étaient guéries.

Les autorités régionales ignorent toujours comment le variant de l’Afrique du Sud a pu s’introduire en Abitibi-Témiscamingue. Toutes les personnes interrogées dans le cadre des enquêtes épidémiologiques n’ont pas voyagé à l’étranger, a soutenu Dre Sobanjo. Du personnel de l’INSPQ donne d’ailleurs un coup de main pour dresser un portrait précis de la situation.

Il ne semble pas avoir de « lien direct » entre l’éclosion survenue en janvier et celle de la mi-février à Landrienne. L’Abitibi-Témiscamingue a enregistré 14 nouveaux cas de la COVID-19 le week-end dernier.