363 scientifiques du Canada ont saisi les dirigeants provinciaux et les responsables de la santé publique des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour leur demander de reconnaître la transmission aérienne de la COVID-19 et d’agir en conséquence.

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local
Initiative de Journalisme Local

Ces scientifiques appuyés par 34 experts internationaux et 98 autres professionnels canadiens sont des spécialistes en santé au travail, des ingénieurs, des médecins et infirmières. Ils ont adressé aux autorités une lettre ouverte pour exiger des mesures adéquates dans les plus brefs délais et se disent « profondément préoccupés par l’augmentation récente du nombre de cas et d’hospitalisations. »

« Les messages de prévention des gouvernements provinciaux continuent d’être déficients », ont-ils indiqué, mentionnant « qu’ils n’informent pas suffisamment la population des risques de transmission par voie aérienne dans les milieux clos. Les auteurs de la lettre ouverte pensent que « les gestionnaires des milieux de travail et des institutions publiques doivent bien connaître les risques de transmission par aérosols et les mesures qui peuvent être prises pour bien limiter ces risques. »

Suggestions

Ils reconnaissent que l’Organisation mondiale de la Santé et l’agence de santé publique du Canada avaient commencé à reconnaître le mode de transmission du coronavirus par aérosol en juillet 2020, mais « cette reconnaissance n’a pas entraîné une amélioration notable des mesures de protection des travailleurs de la santé et autres travailleurs des services essentiels. »

Les experts exhortent les dirigeants à mettre à jour les directives et les messages de santé publique pour tenir compte des risques de transmission de la COVID-19 par aérosols, à ordonner l’inspection des systèmes de ventilation et à financer leur mise à niveau dans les institutions publiques essentielles, comme les écoles et les centres de soins de longue durée.

Les signataires souhaitent aussi que des unités portables de filtration de l’air soient distribuées ainsi que « des ventilateurs pour filtrer les bioaérosols quand il est impossible de bien ventiler un espace intérieur. » Ils proposent enfin l’approvisionnement des travailleurs de la santé et même des travailleurs essentiels des milieux à haut risque, en appareils respiratoires de qualité supérieure.