Le premier ministre François Legault a annoncé jeudi que tous les camps de jour à travers le Québec accueilleront les enfants tel que prévu le 22 juin prochain.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

« Les enfants ont besoin de bouger », a justifié M. Legault qui s’est dit heureux d’avoir reçu le feu vert de la santé publique.

Des mesures particulières seront toutefois prises afin de ne pas propager la COVID-19. Ainsi, les groupes seront plus petits et nécessiteront donc plus d’animateurs.

Les autorités sanitaires ont établi de nouveaux ratios en raison de la pandémie. Par exemple, les enfants de cinq ans ne seront que quatre par groupe sous la responsabilité d’un animateur, alors que ceux âgés de plus de 11 ans se retrouveront en groupes de 10.

« On a un gros défi de moniteurs et monitrices », a indiqué M. Legault. Le premier ministre a lancé un appel à tous les jeunes pour travailler dans les camps de jour « plutôt que de recevoir la PCU », soit la prestation canadienne d’urgence du gouvernement fédéral. Le premier ministre n’a pas caché que la PCU est le plus important « compétiteur » des camps de jour qui devront multiplier les embauches.

L’impact financier pour le monde municipal, de qui relèvent les camps de jour, est présentement sous analyse. M. Legault n’écarte pas la possibilité d’apporter un soutien particulier aux municipalités.

Pour ce qui est des camps de vacances, aucune décision n’a encore été prise, tout comme l’utilisation des piscines publiques qui font partie de l’attirail incontournable des camps de jour.

Québec annonce par ailleurs que 82 nouveaux décès s’ajoutent au bilan provincial, qui s’établit maintenant à 3800. Plusieurs de ces décès remontent à déjà quelques jours. Le nombre d’hospitalisations, lui, est toujours en légère baisse.

Le point de presse de M. Legault a eu lieu à Montréal jeudi, et le maire de Laval Marc Demers accompagnait le premier ministre. La banlieue nord de Montréal est l’une des régions les plus touchées par le virus depuis quelques semaines, notamment en raison des nombreux cas dans les CHSLD et résidences pour aînés de la ville.