(Washington) La vice-première ministre Chrystia Freeland a déclaré que l’accord frontalier mutuel du Canada avec les États-Unis fonctionnait bien, mais elle n’a pas voulu dire si le plus grand partenaire commercial du Canada faisait pression pour prolonger l’accord au-delà du 21 juin.

La Presse canadienne

Des médias ont laissé entendre que les États-Unis voulaient conserver les restrictions aux frontières pour une période indéterminée, mais on ignore si cela inclut l’interdiction des voyages non essentiels ou vise spécifiquement à restreindre l’immigration.

Mme Freeland a refusé de discuter des détails des pourparlers en cours avec les États-Unis, sauf pour dire qu’ils sont cordiaux et constructifs.

Mais lorsqu’on lui a demandé si les États-Unis cherchaient à allonger la durée de l’accord, elle a laissé entendre qu’aucun des deux pays n’était pressé d’assouplir les restrictions.

« Les deux parties estiment que les mesures actuelles fonctionnent vraiment très bien pour restreindre les voyages non essentiels, mais aussi — et c’est très important pour les deux pays — pour garantir que les voyages essentiels se poursuivent, a déclaré Mme Freeland. Les voyages essentiels ont toujours lieu. Les deux pays sont très à l’aise avec cela. »

Mme Freeland a également affirmé que toute décision concernant le côté canadien de la frontière serait prise par les Canadiens.

Les premiers ministres provinciaux s’entendent pour dire qu’avancer lentement était la meilleure stratégie, a-t-elle ajouté, faisant référence à une rencontre téléphonique ayant eu lieu jeudi soir.

« Je pense que les premiers ministres ont exprimé une opinion largement partagée selon laquelle adopter une approche prudente en ce moment est la bonne chose à faire. »