Faire l’enseignement à distance cet automne n’est qu’un scénario parmi d’autres pour les élèves du secondaire, assure le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

En mêlée de presse mercredi, le ministre a déclaré qu’il examinait tous les scénarios possibles pour la rentrée de septembre.

« Mais, évidemment, ce n’est pas très compliqué de penser qu’il y a un scénario identique à ce qu’on a en ce moment, de ne rouvrir que pour le primaire et le préscolaire puis d’avoir de l’enseignement à distance pour le secondaire », a poursuivi Jean-François Roberge.

Il rectifie le tir jeudi. « Soyons clairs : je vais tout faire pour que tous les élèves, ceux du primaire comme ceux du secondaire, puissent retourner à l’école pour la rentrée de septembre prochain », écrit le ministre sur sa page Facebook.

« Comme ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, je suis le premier à souhaiter un retour à l’école de nos adolescents. L’école à distance, c’est intéressant, mais ça ne remplace pas le contact (même en gardant ses distances !), avec son prof, avec les professionnels, avec ses amis », écrit aussi M. Roberge.

Le ministre revient également sur ses propos voulant que les élèves du secondaire qui travaillent « font une erreur ». « Les élèves qui se sont mis à travailler 10, 15, 20, 30 heures par semaine, bien c’est une erreur », a-t-il dit mercredi. « Je fais appel à tout le monde pour rappeler ça. Je fais appel aux parents aussi de dire : "Excuse-moi jeune homme, jeune fille, euh, l’école n’est pas terminée". »

Sur Facebook, le ministre écrit qu'il n'a pas « grondé » les élèves. « J’ai simplement exprimé l’importance pour nos jeunes du secondaire de poursuivre leurs apprentissages, malgré la crise actuelle. L’année scolaire n’est pas terminée », écrit Jean-François Roberge.