(Sorel-Tracy) Des enseignantes masquées, des ronds tracés au sol sur lesquels on doit rester et du désinfectant sur les mains avant de rentrer : les enfants du primaire découvrent leur nouvelle école ce matin.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

À l’école Saint-Gabriel-Lalemant de Sorel-Tracy, les parents et les enfants ont retrouvé dans la bonne humeur l’école qu’ils ont quittée sans préavis en mars. Un peu moins de la moitié des quelques 400 élèves sont présents lundi pour cette nouvelle rentrée.

« Je suis full contente », s’enthousiasmait Mélodie en sautillant sur place dans la cour d’école.

Léo-Alexis avait pour sa part oublié le nom de son enseignante. « Comment ça, j’ai oublié ça ? », demandait l’élève de maternelle.

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Des cercles avaient été tracés au sol pour aider les élèves à respecter la distanciation sociale.

La directrice de l’école se réjouissait quand à elle de voir la discipline dans laquelle les parents et des élèves attendaient sagement les consignes. « C’est peut-être parce que c’est la première journée, on verra comment ça se passe à la fin de la semaine » a dit Elizabeth Joyal en riant.

Enseignante de 3e année, Mélanie Thiffault était contente de retrouver ses élèves. « C’est moins stressant que la semaine passée, je me sens plus prête ce matin », dit-elle.

En avant-midi, l’enseignante a montré à ses élèves une vidéo explicative sur la COVID-19 avant de rappeler les consignes: on ne se touche pas le visage, on se lave les mains au gel désinfectant avant de manger la collation, on tousse dans son coude, etc.

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La seule rentrée dans l’école a duré un bon 15 minutes, le temps que tout le monde passe au désinfectant pour les mains.

La seule rentrée dans l’école a duré un bon 15 minutes, le temps que tout le monde passe au désinfectant pour les mains. Trois période de récréations ont été aménagées dans la matinée pour éviter que trop d’élèves ne se retrouvent en même temps dans la cour.

Dans les corridors, les élèves longent des rangées de casiers. « Deux mètres! », répète inlassablement une enseignante.

Sortiront-ils à l’heure du lunch? La directrice soupire à la simple évocation de la chose. « Justement, faut que j’aille parler de ça avec la responsable du service de garde », dit Elizabeth Joyal. La journée en sera une d’adaptation.