Les Britanno-Colombiens pourront de nouveau se réunir en petits groupes d’ici deux semaines. La Colombie-Britannique a annoncé, mercredi, les grandes lignes de son plan de déconfinement, qui priorise la reprise des soins de santé et le redémarrage de certaines entreprises.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

Un retour à la vie normale va s’enclencher en Colombie-Britannique, où plusieurs secteurs reprendront leurs activités d’ici à la fin du mois. La priorité va au redémarrage du réseau de la santé. D’ici au 19 mai, il y aura une reprise des chirurgies électives, des services en soins dentaires et des soins en physiothérapie et en chiropractie, tous interrompus en raison de la pandémie.

Les parcs provinciaux pourront rouvrir le 14 mai et les rassemblements de moins de six personnes seront de nouveau autorisés, juste à temps pour la longue fin de semaine de mai. Les gens sont invités à limiter leurs interactions à leur famille étendue et leurs amis proches et à garder en tête la condition de chacun.

« Si vous avez conservé un cercle social très restreint durant l’isolement, vous pouvez faire un gros câlin à votre mère, mais si votre mère a un système immunitaire affaibli, c’est peut-être mieux de garder vos distances », a averti la directrice de la Santé publique, Dre Bonnie Henry.

Les magasins, salons de beauté, garderies, pubs et restaurants devraient aussi rouvrir prochainement, ont annoncé les autorités, lors d’un point de presse, mercredi après-midi.

Néanmoins, les écoles n’ouvriront pas avant septembre. Les hôtels pourraient rouvrir en juin, tout comme les campings.

Par contre, les Britanno-colombiens devront attendre longtemps pour fréquenter de nouveau les bars, boîtes de nuit et casinos. Les rassemblements de plus de 50 personnes demeurent aussi interdits.

Les autorités ont expliqué qu’elles visaient une reprise de la vie normale à 60 % et analyseront par la suite les comportements des citoyens vis-à-vis des autres mesures qui demeurent en place.

La situation en Colombie-Britannique est incomparable à celle du Québec. La province a enregistré 124 décès attribuables à la COVID-19 depuis le début de la pandémie, alors que le Québec en compte plus de 2500.