L’opposition officielle à Montréal revient à la charge et demande que le port du masque soit obligatoire dans les transports collectifs en raison de la COVID-19.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Après avoir soulevé la question lors de l’assemblée du conseil municipal d’avril, le parti Ensemble Montréal déposera une motion pour la séance du 25 mai prochain. L’objectif est d’assurer la sécurité dans les autobus et le métro.

La recommandation de porter un couvre-visage ou un masque ne suffit pas. Cela laisse la place à une interprétation individuelle. Il faut que cela devienne une règle comme celle de la distanciation sociale.

Lionel Perez, chef de l’opposition officielle à Montréal

Selon M. Perez, la responsabilité de faire respecter la règle serait entre les mains des agents de sécurité de la Société de transport de Montréal (STM). Il n’est toutefois pas question de donner des constats d’infraction. En parallèle, une campagne d’information et de sensibilisation auprès de la population devra être menée, estime-t-il.

Au début de la pandémie, les autorités sanitaires ne recommandaient pas aux citoyens de porter un masque, craignant qu’il ne procure un faux sentiment de sécurité. Au fil des semaines et des expériences dans d’autres pays, le discours a changé. Il est maintenant recommandé de porter un masque ou un couvre-visage artisanal dans les lieux publics lorsqu’il est impossible de respecter la règle des deux mètres de distance entre les personnes.

Dans le contexte d’un éventuel déconfinement à Montréal, le port du masque devient donc une nécessité dans les transports collectifs, croit l’opposition officielle qui souligne que « c’est une arme à travers le monde ». « Ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont retourner au travail au cours des prochaines semaines. Si on veut minimiser la possibilité d’une deuxième vague d’infection, il n’y a pas de risque à prendre, surtout qu’il y a encore des inconnues par rapport à la COVID-19 », affirme Lionel Perez.

La motion sera présentée par M. Perez et appuyée par la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black, dont l’arrondissement connaît une explosion de cas de COVID-19 depuis une dizaine de jours. La santé publique a ciblé ce secteur pour accentuer le dépistage du coronavirus.