(Vancouver) Une entreprise de biotechnologie de Vancouver affirme qu’un traitement pharmacologique conçu à l’aide d’anticorps pourrait protéger les populations les plus vulnérables à la COVID-19 en attendant la mise au point d’un vaccin.

La Presse canadienne

Le chef de la direction de firme AbCellera Biologics, Carl Hansen, explique que les anticorps permettraient aux patients de posséder les molécules nécessaires à la lutte à la COVID-19 plutôt que d’attendre que leur corps développe ses propres anticorps, notamment après l’administration d’un vaccin.

Dimanche dernier, le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Navdeep Bains, a annoncé l’octroi d’une contribution de 175,6 millions à AbCellera Biologics pour ses travaux de recherche-développement sur les anticorps afin de produire des médicaments pouvant servir à combattre les infections et les maladies.

Avec son partenaire Eli Lilly, AbCellera est l’une des rares entreprises de biotechnologie à envisager des essais cliniques de médicaments dès cet été. Entre-temps, de nombreux chercheurs se consacrent à la mise au point d’un vaccin.

Carl Hansen signale qu’en 2012, AbCellera avait établi qu’un combinaison de technologies, incluant l’intelligence artificielle, pourrait permettre de recourir au système immunitaire pour trouver des anticorps capables de combattre les infections.

Le 25 février dernier, AbCellera a entrepris l’analyse de millions de cellules contenues dans un échantillon de sang de l’un des premiers patients des États-Unis atteints et guéris de la COVID-19. Certains anticorps qui ont été trouvés ont démontré des vertus thérapeutiques.

Les anticorps découverts au cours des travaux de recherche d’AbCellera pourraient également être utilisés pour créer des tests de dépistage de la COVID-19, et l’entreprise travaille de concert avec plusieurs organisations mondiales afin de soutenir le développement de nouveaux outils diagnostiques qui permettront de surveiller la maladie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment recommandé que les traitements pharmacologiques contre la COVID-19 ne fassent l’objet pour le moment que d’essais cliniques.