(Ottawa) Si le premier ministre Justin Trudeau a exprimé son hésitation dimanche soir à envoyer ses enfants à l’école au moment où le Québec s’apprête à rouvrir les classes, le chef intérimaire du Parti conservateur, Andrew Scheer, lui, brûle d’impatience de voir sa marmaille reprendre le chemin de l’école.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Interrogé à ce sujet, lundi, M. Scheer a affirmé que lui et son épouse suivent les consignes des autorités en matière de santé. En Ontario, le gouvernement Ford a annoncé que les écoles resteront fermées au moins jusqu’au 31 mai alors qu’au Québec, les enfants du primaire pourront retourner sur les bancs d’école à compter de la semaine prochaine dans toutes les régions sauf à Montréal, où le retour est prévu pour le 19 mai. Les étudiants du secondaire, quant à eux, devront attendre à septembre avant de retourner à l’école.

« C’est clair que ça va être une décision qui appartient à chaque parent. Pour ma part, j’ai hâte d’envoyer mes enfants à l’école. Mais nous sommes prêts à suivre les recommandations des experts de la santé », a affirmé M. Scheer.

M. Scheer et son épouse Jill ont cinq enfants.

Participant à l’émission Tout le monde en parle, dimanche soir, le premier ministre
Justin Trudeau a indiqué qu’il n’enverrait peut-être pas ses enfants à l’école, s’il était appelé, comme les familles québécoises, à prendre cette décision. Questionné à ce sujet par l’animateur Guy A. Lepage, M. Trudeau a répondu qu’il « regarderait quelles seraient les dispositions mises en place dans l’école », y compris dans la cour et les espaces de récréation.

Puisque ses enfants fréquentent une école francophone en Ontario, sa famille ne vit pas ce dilemme présentement. Mais il a affirmé que ce sera une décision très difficile pour l’ensemble des parents, alors que plusieurs provinces entreprennent un relâchement des mesures de confinement en vigueur depuis la mi-mars.

Durant l’émission, M. Trudeau a aussi confirmé qu’il était très fatigué au cours des premières semaines de la crise, rappelant que sa femme Sophie Grégoire avait été atteinte de la COVID-19. « J’ai trouvé ça très difficile », a-t-il dit. Il a aussi admis qu’il se déplaçait régulièrement entre Ottawa et sa résidence secondaire, au lac Harrington, où se trouve sa famille.

-Avec Audrey Ruel-Manseau