Les parents qui choisissent de ne pas envoyer leur enfant en garderie ne pourront pas conserver leur place gratuitement jusqu’au 1er septembre, tel qu’annoncé lundi par le ministre de la famille Mathieu Lacombe, qui a clarifié la situation vendredi soir.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Vers 19 h vendredi, le ministre a répondu sur Facebook aux nombreuses interrogations des parents au sujet du paiement des frais de garde pour ceux qui optaient pour ne pas renvoyer dans l’immédiat leur tout-petit à la garderie, au CPE ou en milieu familial.

Mathieu Lacombe est revenu sur son annonce de lundi, où il avait publiquement assuré que les parents dont les enfants ne retourneraient pas dans leur service de garde éducatif pourraient conserver leur place jusqu’au 1er septembre, sans débourser de frais.

« J’aurais plutôt dû dire que les parents pourront conserver leur place jusqu’au 1er septembre, puisqu’ils n’auront pas à payer avant le retour À LA NORMALE du réseau, ce printemps ou cet été, lorsque nous permettrons un retour de 100 % des enfants. » C’était la directive déjà donnée au réseau, a précisé le ministre dans son message.

Or, la date de reprise des activités à pleine capacité des garderies et CPE est fixée au 22 juin. Cette date n’est pas officielle, car tout dépend de la situation en contexte de pandémie et des recommandations de la santé publique.

C’est une date hypothétique qui fait partie d’un échéancier de travail », confirme Mathieu Lacombe, dans une entrevue téléphonique avec La Presse.

« On va réserver votre place jusqu’au mois de septembre que vous veniez reconduire ou non votre enfant à la garderie. Par contre, on va le faire sans frais uniquement jusqu’au moment de la reprise totale », clarifie le ministre.

Au moment de la reprise, le gouvernement aura épongé les frais pour une période d’environ trois mois, puisque les parents n’ont pas à payer depuis la mi-mars, conclut-il.

Pas de hausse

Dans les commentaires sous la publication Facebook de M.  Lacombe, des dizaines d’internautes exprimaient leur colère face à l’information erronée. Plusieurs s’interrogeaient sur les conséquences d’un tel revirement de situation sur la décision des parents de retourner ou pas leur enfant en garderie.

À ce sujet, le ministre ne pense pas que le tout engendrera une pression à la hausse sur le nombre d’enfants dans les établissements. « On n’a pas cette crainte. L’information a été communiqué à nos partenaires qui connaissent le réseau sur le bout des doigts. »


Ces temps-ci, les choses vont vite, dit-il. « Quand ça va vite, les risques d’erreurs se multiplient. La version de l’annonce que j’ai livré lundi n’était pas la bonne, on a diffusé la bonne information pendant que les parents ont encore du temps. »