Presque la moitié des tests de dépistage de la COVID-19 auxquels se sont soumis des membres de la communauté juive orthodoxe Tosh, établie à Boisbriand, sont positifs. Les responsables de la communauté ont demandé l’aide « urgente » de la police pour faire respecter les quarantaines obligatoires.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

Des 4000 membres de la communauté Tosh, une centaine a passé les tests de dépistage. Seize cas des 40 résultats reçus jusqu’à maintenant sont positifs. Dimanche soir, des policiers interdisaient l’accès aux terrains habités par la communauté Tosh. Dans un communiqué envoyé aux médias, les responsables de la communauté juive orthodoxe soutiennent qu’ils ont eux-mêmes demandé l’aide de la Santé publique pour faire appliquer la quarantaine, considérant « l’urgence de la situation ».

« Les responsables de la Communauté ont pris cette décision après avoir reçu les résultats partiels des tests qui ont été effectués sur une centaine de personnes résidant dans la communauté. Quarante résultats sont entrés et plus de 40 % d’entre eux sont positifs », est-il écrit dans le communiqué.

Tous les membres de la communauté doivent se soumettre à l’isolement dans ce quartier de Boisbriand, situé à la limite de Mirabel, sur la couronne nord de Montréal.