La crise accentue les risques de maltraitance et le gouvernement doit trouver rapidement des moyens pour minimiser les impacts de la crise sur les enfants, particulièrement les plus vulnérables, plaide Régine Laurent, présidente de la Commission spéciale mise en place dans la foulée du décès tragique de la fillette de Granby l’an dernier.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Les familles vivent « un stress inégalé », ce qui « crée une zone de risque de maltraitance des enfants et c’est encore plus vrai dans les familles déjà touchées par divers problèmes personnels ou sociaux », rappelle par voie de communiqué la Commission Laurent, qui entend depuis des mois des témoignages d’experts détaillant les angles morts de la DPJ.

La présidente de la Commission, Régine Laurent, presse Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, de trouver du soutien aux parents.

« Les parents ont besoin de soutien pendant ces semaines confinées à la maison alors que leurs enfants sont perturbés par les restrictions imposées et la tension ambiante. Nos enfants ont besoin de sentir que nous veillons collectivement sur eux malgré la gravité et la complexité de cette situation hautement anxiogène », est-il indiqué dans le communiqué.

« Le bien-être et la santé des enfants et des jeunes ne doivent pas sortir de notre radar de vigilance sociale pendant cette pandémie, insiste Mme Laurent. Demeurons bienveillants envers nos enfants tout en menant la bataille contre la COVID-19. »