(Ottawa) Le gouvernement a reçu cette semaine une quantité « historique » de demandes d’accès à l’assurance-emploi.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Francis Vailles Francis Vailles
La Presse

La pandémie de la COVID-19 frappe les travailleurs de plein fouet. Au cours de la dernière semaine, le gouvernement a reçu au-delà de 500 000 demandes d’assurance-emploi. L’an dernier, à la même période, il y en avait eu un peu moins de 27 000.

« Je sais que les gens sont impatients de recevoir l’aide à laquelle ils ont droit, et notre gouvernement travaille aussi vite que possible pour les appuyer », a lancé Justin Trudeau en conférence de presse, vendredi.

« C’est une situation sans précédent qui met beaucoup de pression sur le système, mais nous y veillons. Des milliers de fonctionnaires travaillent sans relâche pour vous aider », a-t-il assuré.

En 2019, le nombre mensuel moyen de prestataires réguliers se chiffrait à 450 301 personnes, selon les données de Statistique Canada. Dit autrement, les nouvelles demandes de cette semaine pourraient faire doubler le nombre total de prestataires canadiens, à près d’un million.

Ce nouveau volume ferait passer le taux de chômage au Canada de 5,6 % à 8,1 %, une hausse de 2,5 points de pourcentage.

En février, il y avait 1 133 800 chômeurs au Canada. Ce niveau est supérieur au nombre de prestataires, soit parce que certains chômeurs n’ont pas accumulé le nombre d’heures requis pour avoir droit à l’assurance-emploi, soit parce qu’ils ont écoulé leur période de prestations.

Des données spécifiques sur les nouveaux prestataires au Québec cette semaine n’ont pu être obtenues. Avant la crise, en février, les 204 700 chômeurs québécois correspondaient à un taux de chômage de 4,5 %. En 2019, la moyenne mensuelle du nombre de prestataires québécois était de 108 686, ce qui représentait 24 % du total canadien.