La Société de transport de Montréal (STM) corrige le tir et affirme que les passagers des autobus doivent avoir en main un titre valide mais que dorénavant, ils n’auront plus à en faire la preuve au chauffeur puisque l’embarquement se fait par la porte arrière.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Plus tôt mardi matin, la STM avait affirmé à La Presse que la circulation en autobus était maintenant gratuit. Il s’agit plutôt d’un système basé sur l’honnêteté des usagers, a-t-on précisé.

C’est dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, que la STM a pris en compte les inquiétudes de ses employés, notamment les chauffeurs d’autobus, et qu’elle a décidé d’autoriser l’embarquement des usagers par la porte arrière des autobus. L’entrée habituelle est fermée ce qui complique la perception du droit de passage.

De plus, la STM rappelle qu’il faut dorénavant laisser libre le siège à l’arrière du chauffeur et ce, en tout temps. Par ailleurs, la STM annonce la fermeture du kiosque 747 à l’aéroport Montréal-Trudeau.

Du côté du Réseau de transport de Longueuil (RTL) qui a également décidé de «minimiser les risques de transmission du virus» en décrétant l’embarquement par la porte arrière des autobus (à l’exception de la clientèle à mobilité réduite), on mise également sur la bonne foi des usagers. «Nous nous attendons à ce qu’ils aient un titre valide en main», dit Alicia Lymburner du RTL.

Du côté de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) qui est responsable de la planification des transports collectifs pour toute la région, on donne l’assurance que le contrôle des titres de transport doit se poursuivre malgré la situation. « Il n’y a pas de gratuité. La perception se fait sur l’honneur », indique Simon Charbonneau de l’ARTM. Par ailleurs, une baisse notable de l’achalandage a été constatée, souligne M. Charbonneau.

Sur son site internet, la Société de transport de Laval (STL) informe que le syndicat des chauffeurs a pris l’initiative d’installer des affiches demandent aux passagers de monter et descendre des autobus par la porte arrière. « Il se peut donc que vous n’ayez pas accès à la boîte de perception située à l’avant du bus pour valider votre titre de transport », indique-t-on.

Pour ce qui est du métro de Montréal, la STM a pris de nouvelles mesures afin de diminuer les contacts entre employés et clients du réseau. Ainsi, l’achat et la recharge de titres se fait uniquement aux distributrices automatiques; il n’est plus possible de le faire avec les agents dans les guérites qui sont là seulement pour donner de l’information. Par ailleurs, le soutien aux déplacements de la clientèle qui connaît des difficultés, est suspendu « en raison de la baisse de l’achalandage », informe la STM.

Quant au transport adapté, la STM établit une limite d’un client par minibus et taxi pour limiter la propagation du coronavirus. La perception est suspendue.

La STM donne l’assurance que ces décisions ne sont pas liées au nouveau cas de contagion au coronavirus annoncé mardi matin par la santé publique. La personne infectée a utilisé les transports en commun de Montréal, notamment le métro de la ligne verte, la semaine dernière.