Les pharmaciens pourront prolonger des ordonnances et prescrire certains médicaments afin de permettre aux travailleurs de la santé d’optimiser leurs activités dans un contexte de crise sanitaire.

La Presse canadienne

Le Collège des médecins et l’Ordre des pharmaciens ont convenu d’assouplir certaines règles afin de « minimiser le nombre de consultations médicales pour motifs pouvant être pris en charge par d’autres professionnels de la santé », peut-on lire dans un communiqué publié lundi soir par le Collège des médecins du Québec.

Les pharmaciens du Québec pourront donc prolonger des ordonnances pour des périodes allant au-delà des durées prévues par la loi.

Ils pourront également prescrire des médicaments pour toutes « conditions mineures » en respectant « un intervalle de quatre ans entre le diagnostic initial du médecin et la prescription par le pharmacien ».

Également, le pharmacien ne sera plus obligé de communiquer à un médecin les informations visant la « prolongation, l’ajustement ou la substitution d’un médicament », à moins qu’un médecin en fasse la demande.

« Il est essentiel de mettre en place rapidement des mesures qui contribueront à préserver la santé des Québécois. Nous travaillons activement avec les autres ordres et le ministère de la Santé et des Services sociaux afin que tous les professionnels puissent déployer leurs compétences au service de la population », a affirmé le Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins.

Pour sa part, le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, a souligné que les pharmaciens étaient sur « la ligne de front » dans la crise de la COVID-19 et que ces mesures temporaires permettront « d’apporter une aide encore plus grande à la population dans un contexte où chacune des ressources professionnelles doit être utilisée au meilleur de ses capacités ».