Les célébrations de Noël seront fort différentes d’une famille à l’autre au Québec, parce que l’effet des règles sanitaires variera selon le code postal ou la situation familiale. En voici un échantillon, parfois gaies, parfois tristes ou surprenantes.

Suzanne Colpron Suzanne Colpron
La Presse

Un Noël en résidence

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Chantal Marchand passera le 24 décembre avec son père de 85 ans, dans une résidence pour personnes âgées de Sherbrooke.

Fêter Noël dans une résidence pour aînés peut être rigolo. Chantal Marchand, de Warwick, en sait quelque chose. « L’année passée, on était allés au restaurant. Ensuite, on était allés à la résidence de mon père, où il y a une piscine creusée. On était la seule famille, et on a passé la soirée là. On s’est fait un beach party ! On avait vraiment aimé ça. Mon père avait adoré ça. On était tous là. » Mais cette année, inutile de vous dire que ce sera moins rigolo. Il n’y aura pas de restaurant ni de piscine. Le mari de Mme Marchand prévoit aller chercher son beau-père le 25 décembre au matin, au Manoir du Musée, à Sherbrooke, pour qu’il puisse passer quelques heures avec eux, et le reconduira en soirée. Depuis le début de la pandémie, le moral de l’homme de 85 ans n’est pas fort, pour ne pas dire au fond de ses chaussettes. Il n’a pas le droit de faire grand-chose, à part aller à l’épicerie, à la pharmacie et à la banque. Il ne peut même pas choisir le résidant avec qui il partage ses repas dans la salle à manger de sa résidence, midi et soir. « Je lui parle au téléphone chaque jour. Il est déprimé, il me dit qu’il attend sa mort », confie sa fille.

Un Noël sans flafla

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Pour Jean-Michel Vanier, directeur des finances des Fermes Lufa, ce sera un Noël en famille, « sans flafla ».

Jean-Michel Vanier travaille pour une entreprise qui tire bien son épingle du jeu dans les circonstances. Les Fermes Lufa, dont il est le directeur des finances, est même en croissance accélérée : elle a vu le nombre de ses clients passer de 35 000 à 65 000 au cours de la dernière année. Pourquoi ? D’abord, c’est une entreprise en ligne, qui cultive des légumes sur les toits de Montréal. Ensuite, ses produits sont locaux. « L’année 2020 a été assez rock’n’roll, comme on dit en bon français, lance M. Vanier. On est habitués à la croissance depuis nos débuts, en 2011. Par contre, cette année, quand la COVID-19 est arrivée, en mars, on a vu que la croissance était beaucoup plus rapide. La taille de l’entreprise a presque doublé. » À Noël, ce père de 38 ans compte prendre quelques jours de repos en famille. Ça tombe bien, son entreprise fermera le 25 décembre et le 1er janvier. « Ça va vraiment être un Noël à la maison, avec la famille, sans flafla, dit-il. Je pense que ça va être un beau Noël pour tout le monde. Moins de cadeaux, aussi, cette année. Les enfants sont plus grands ; ils commencent à comprendre que la surconsommation n’a pas de sens. Donc, moins de cadeaux, moins de boîtes, juste des choses qu’ils vont utiliser, comme des skis. Le but est d’aller dehors et de rester en famille. »

Un Noël en zone orange

PHOTO FOURNIE PAR SUZELLE PERRON

Les enfants de Suzelle Perron, Émilie (deuxième à partir de la gauche) et Julien (à sa droite), ont célébré leur mariage ensemble, à l’été 2019. Émilie et Normand ont deux filles, Marilou et Rosalie. Julien et Kimberly ont aussi deux filles, Eva et Alice, et un petit garçon, Théo, né le 25 décembre dernier.

Suzelle Perron aura un Noël (presque) normal. À Palmarolle, village de 1400 âmes de l’Abitibi-Ouest, où elle habite depuis 1973, il n’y a pas un seul cas de COVID-19. Mais elle opte pour la prudence. « J’ai vraiment évité les magasins, cette année, car on ne sait jamais… » Le 24 décembre, son mari et elle verront leur fils, Julien, leur belle-fille, Kimberly, et leurs trois petits-enfants Eva, 5 ans, Alice, 4 ans, et Théo, 1 an. « Ils sont dans notre bulle depuis le début de la pandémie, car ils habitent dans notre village », explique Mme Perron. Mais pas question de voir leur fille, Émilie, qui vit en zone rouge à Vaudreuil-Dorion, avec son conjoint et leurs deux filles. « Leur présence nous manquera, mais nous préférons de part et d’autre demeurer en santé. Nous espérons que la région sera épargnée du fichu virus. » L’Abitibi-Témiscamingue, même si elle ne compte qu’une poignée de cas actifs, est au niveau d’alerte orange jusqu’au 11 janvier. Les rassemblements, permis à l’intérieur, sont limités à six personnes. Les restos et les bars demeurent ouverts, tout comme les églises, où le maximum autorisé est de 250 personnes. « Cette année, la messe est à 8 h, et je ne pense pas y aller », glisse Mme Perron.

Un Noël de millionnaire

PHOTO FOURNIE PAR LINDA PHILLIPS

Linda Phillips a gagné le gros lot de 55 millions le 30 octobre dernier.

Si l’année qui s’achève a été catastrophique pour certains, elle a été tout sauf déprimante pour Linda Phillips. Car, voyez-vous, c’est elle qui a mis la main sur le gros lot de Loto-Québec du 30 octobre — 55 millions, c’est un beau cadeau pour faire oublier la pandémie. « Quand j’ai validé le billet, je n’y croyais pas. Mais plus le temps passe, plus je trouve que c’est fantastique », jubile Mme Phillips, originaire d’Angleterre, qui habite en Outaouais, près de Gatineau, depuis une dizaine d’années. Cette femme dans la soixantaine, qui travaillait dans le monde de la finance, ignorait qu’elle détenait le billet gagnant jusqu’à il y a deux semaines. C’est son fils qui lui a appris la nouvelle en validant, à sa demande, ses vieux billets de loto. Comment fêtera-t-elle son premier Noël de millionnaire ? « Avec peu de monde », COVID-19 oblige. À sa table, autour d’un rôti de bœuf bien juteux, il y aura son fils et ses petits-enfants. « Et je pense qu’il y aura un verre de champagne ou deux ! » Compte-t-elle retourner vivre dans son pays d’origine ? « Non. Mais peut-être que, l’année prochaine, je vais amener ma famille voir ma famille anglaise pour lui montrer d’où je viens. » En attendant, Mme Phillips a officiellement pris sa retraite.

Un Noël au chaud

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Yasmine Defouni et ses jumeaux de 13 ans, Sina et Nadim

Noël sera un jour très spécial pour Yasmine Defouni. Et pas seulement parce que la COVID-19 s’est invitée au party. Ce sera le premier Noël depuis la mort de son mari, Rady Fahmy, dont les derniers moments ont eu lieu à la maison de soins palliatifs Saint-Raphaël, à Montréal. Atteint d’un mélanome à l’œil, forme rare de cancer, il s’est éteint le 16 octobre, à 45 ans. Ce sera aussi un premier Noël sous le soleil. Mme Defouni s’est envolée pour Dubaï le 18 décembre avec ses jumeaux de 13 ans, Sina et Nadim. « Mon frère habite à Dubaï, explique-t-elle. Alors, nous allons passer deux semaines là-bas. Ma maman vient aussi. » Mme Defouni, née en Égypte, a songé à aller passer les Fêtes dans son pays d’origine. Mais en 2020, elle n’a pas perdu que son mari, elle a aussi perdu son père, qui a succombé lui aussi à un cancer. « Sans mon père et sans mon mari, ç’aurait été trop difficile, confie-t-elle. Mais on va fêter Noël, comme d’habitude. Les enfants vont être avec leurs cousins. Je pense que ça va leur faire du bien. » Autre raison d’aller à Dubaï : cette cité des Émirats arabes unis est épargnée par la deuxième vague de la pandémie.

Les Fêtes loin de chez soi

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

Ils comptaient sur le temps des Fêtes pour retourner dans leur pays et retrouver leurs proches. Des expatriés passeront Noël, pour la première fois, loin de la maison. Témoignages.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Originaire du Brésil, Kim Avelar Marcelino ne pourra pas retrouver sa famille cette année pour Noël.

Pour ses cousins et cousines, Kim Avelar Marcelino est le père Noël descendu du pôle Nord. Chaque hiver, il retourne au Brésil — les valises remplies de cadeaux — pour passer le temps des Fêtes avec sa famille.

« Mes cousins n’arrêtent pas de m’écrire pour me demander quand je viens. Ils veulent vraiment leurs cadeaux », rigole Kim Avelar Marcelino. Cette année, il a décidé de passer son tour. Il craint de transmettre le virus à un membre de sa famille et vice-versa. « Je ne veux pas compliquer les choses », explique-t-il.

Frappé de plein fouet par la deuxième vague, le Brésil arrive au deuxième rang des pays les plus endeuillés du monde, après les États-Unis, avec plus de 188 000 morts. Depuis le début de la pandémie, son président, Jair Bolsonaro, a fait l’objet de vives critiques pour sa gestion de la crise et pour avoir minimisé la virulence du virus. Aucun restriction nationale n’a d’ailleurs été annoncée pour Noël.

C’est aussi pour ça que je ne vais pas au Brésil cette année, je ne veux pas appuyer son président.

Kim Avelar Marcelino, originaire du Brésil

Technicien en audiovisuel au cégep du Vieux Montréal, Kim Avelinar Marcelino avait l’habitude d’un Noël en plein été austral, à saveur de barbecues, de tournées des bars et de longues promenades dans le village. À la place, il passera un Noël en blanc (ou vert). Sa famille et lui s’échangeront leurs cadeaux par l’entremise de la plateforme WhatsApp.

« On fait ce qu’on peut, mais ça ne remplacera jamais l’expérience d’être dans mon village, de reconnecter avec ma culture et mes origines. »

Une décision imposée

Étudiante en nutrition à l’Université de Montréal, Laurie Capovilla alterne ses Noëls entre la France et Tahiti. Cette année, elle devait le passer sous le soleil du Pacifique, avec ses parents et son frère. Or, l’université ne le lui permet pas.

Son stage en présentiel doit officiellement commencer le 5 janvier prochain, sous réserve de nouvelles directives de la Direction de santé publique, ce qui ne lui laisserait pas assez de temps pour terminer sa quarantaine de 14 jours à Montréal.

« J’ai demandé à l’administration d’avoir deux jours de congé supplémentaires, mais ils m’ont dit que ce n’était pas professionnel, que ce n’était pas une raison valable pour déplacer mon stage », déplore-t-elle.

Si la majorité des pays insulaires du Pacifique ont été épargnés par la pandémie, Tahiti fait partie des quelques îles touchées, avec 16 400 cas et 106 morts depuis le début de l’épidémie. Un couvre-feu y est implanté jusqu’au 15 janvier prochain pour éviter la propagation du virus.

PHOTO FOURNIE PAR LAURIE CAPOVILLA

Laurie Capovilla, étudiante à l’Université de Montréal, devait passer Noël avec sa famille, à Tahiti.

Ça fait déjà un mois que je sais que ça sera comme ça. Au début, c’était de l’énervement, de l’injustice et presque de la dépression. Tout le monde va être au moins avec quelqu’un.

Laurie Capovilla, étudiante à l’Université de Montréal

Laurie Capovilla, elle, sera seule dans son petit appartement de Montréal.

La décision de rester au Québec cet hiver n’était pas non plus celle d’Anna. La jeune Allemande, qui a préféré garder l’anonymat par peur de représailles, critique les délais de traitement des demandes de résidence permanente. « Ça fait six mois que j’attends que mon dossier soit traité, et je ne peux pas quitter le pays avant que ce soit fait. C’est très frustrant », explique-t-elle.

Ces derniers mois, des manifestations pour la réunification des couples et des familles, ralenties par la pandémie de COVID-19, se sont déroulées d’un bout à l’autre du pays.

Anna avait hâte de retrouver ses frères et ses parents, qu’elle n’a pas vus depuis près d’un an, et de dévaler les pistes de ski des Alpes. Elle se dit toutefois reconnaissante d’avoir son copain ici, à Montréal, avec qui elle pourra passer Noël. « Sinon, je pense que j’aurais été très, très seule. »

En famille, du Pérou à l’Australie

Du Pérou au Portugal, en passant par l’Australie et l’Angleterre, les familles du monde entier auront un point en commun cette année : des festivités chamboulées par la pandémie. La Presse a discuté avec des familles d’un peu partout dans le monde de leurs plans pour les Fêtes.

Chester Davies, Royaume-Uni

PHOTO FOURNIE PAR CHESTER DAVIES

La famille de Chester Davies, du Royaume-Uni

C’était censé être « l’exception Noël ». Le gouvernement britannique planifiait d’assouplir les restrictions sanitaires pendant la période du temps des Fêtes, permettant à des familles de trois foyers différents de se réunir pour le réveillon — mais l’apparition d’une nouvelle souche du virus plus contagieuse a changé la donne. En raison d’infections quotidiennes qui atteignent des niveaux records, plus de 16 millions de Britanniques sont retombés en confinement à quelques jours de Noël. Pour certains d’entre eux, cette nouvelle situation ne contrarie pas trop leurs plans. « On avait déjà décidé de rester dans notre bulle familiale. On va inviter notre voisin qui habite seul, mais sinon, on avait déjà prévu de ne pas se rassembler », raconte Chester Davies, qui a l’habitude de se rendre chez ses grands-parents, à Leeds, pour leur traditionnel banquet de Noël. Cette année, la famille a été soumise à un choix difficile. « Ma grand-mère habite en maison de soins. On trouvait ça horrible qu’elle passe Noël seule dans sa chambre. En même temps, on a conclu qu’on préférait qu’elle soit encore avec nous Noël prochain plutôt qu’on la mette à risque », explique-t-il.

Ursula L. Coronado, Pérou

PHOTO FOURNIE PAR URSULA L. CORONADO

La famille d’Ursula L. Coronado, du Pérou

Danser en discothèque. Aller à la plage avec ses amies. Embrasser sa famille. Cette année, Ursula L. Coronado n’arrive pas à se décider sur un seul vœu de Noël. « Mais je pense qu’en fin de compte, mon souhait est que le monde revienne à la normalité », estime la jeune femme. Le réveillon de Noël de sa petite famille de Lima, au Pérou, est normalement programmé au quart de tour. Souper à la dinde, coupes de champagne à minuit tapant, puis déballage des cadeaux. Mais cette année, rien n’est encore prévu. « Je ne sais pas ce qui va se passer dans les prochains jours. Ça va très mal ici », s’inquiète-t-elle. Avec 1 million de cas et 37 000 morts, le Pérou est le deuxième pays déplorant le plus haut taux de mortalité, après la Belgique. Son président destitué, Martín Vizcarra, a essuyé de vives critiques lorsqu’il a annoncé, en novembre dernier, l’allégement des mesures sanitaires dans les centres commerciaux et les restaurants. Face à une récente flambée des cas de COVID-19, la mairie de Lima a depuis limité le nombre de personnes autorisées dans ces établissements.

Maya Gotthard, États-Unis

PHOTO FOURNIE PAR MAYA GOTTHARD

La famille de Maya Gotthard, des États-Unis

« On a acheté un sapin l’autre jour ! C’est peut-être la seule chose qui sera normale cette année », s’exclame Maya Gotthard au bout du fil. L’étudiante en administration passera la période des Fêtes avec sa sœur et ses parents dans leur maison cossue de San Francisco. Avec un peu de chance, la température clémente de la Californie leur permettra de se rassembler — à deux mètres — à l’extérieur. « Mais on va le faire seulement si les cas nous le permettent », précise-t-elle. « Je pense que les gens commencent à être fatigués de la pandémie — je dirais que la moitié ne suivent pas les règles. C’est dommage, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui vont passer Noël seules à cause de ça. Je trouve ça vraiment triste », ajoute-t-elle. Nouvel épicentre de l’épidémie aux États-Unis, la Californie connaît une explosion préoccupante des cas depuis novembre. Dans cet État de 40 millions d’habitants, la moyenne de cas quotidiens dépasse les 44 000 depuis une semaine. Afin de protéger les hôpitaux au bord de la rupture, les mesures sanitaires ont été resserrées dans les régions où les services de soins intensifs sont pleins à 85 %. Les rassemblements y sont interdits, de même que les déplacements et les services non essentiels.

Olivia White, Australie

PHOTO FOURNIE PAR OLIVIA WHITE

La famille d’Olivia White, d’Australie

« Après l’année que nous avons passée, nous sommes très chanceux d’être ensemble et nous voulons vraiment profiter de ce moment. Pas de réseaux sociaux, pas de technologies, juste du temps de qualité en famille », se réjouit Olivia White, maman de deux jeunes enfants et blogueuse à ses heures. C’est que l’Australie a — presque — sauvé Noël. La nation a fait de lourds sacrifices ces derniers mois et en profite enfin. Dans certains États, comme celui de Victoria, aucun cas du virus n’a été enregistré depuis octobre, et la population a pu retrouver un semblant de normalité. Pour Noël, les rassemblements de 10 personnes à l’intérieur et de 50 personnes à l’extérieur seront permis. Devant cette liberté retrouvée, qui en devient presque étourdissante, la blogueuse invite les familles à ne pas se mettre trop de pression. « Même si cela finit par être juste votre famille immédiate, c’est déjà merveilleux. » Olivia White, elle, prévoit de passer les longues journées de l’été austral les pieds dans le sable… « Et de faire beaucoup de siestes ! »

Ana Filipa Mendes, Portugal

PHOTO FOURNIE PAR ANA FILIPA MENDES

La famille d’Ana Filipa Mendes, du Portugal

En fouillant dans ses albums, Ana Filippa Mendez réalise qu’elle n’a aucune photo de sa famille lors du réveillon de Noël. « On dirait qu’on est trop occupés à cuisiner et à s’assurer que tout le monde a de quoi manger pour prendre des photos », rigole-t-elle. Pour cette famille nombreuse du Portugal, la période des Fêtes est loin d’être de tout repos. Sortie au cirque pour les petits, partys de bureau pour les grands, il reste tout juste le temps pour quelques parties de cartes et accolades. « Cette année, les choses seront très différentes. Nous allons séparer la famille et faire la fête avec un nombre beaucoup plus restreint de personnes, mais nous ne laisserons pas les aînés seuls. » Ana Filipa Mendez a prévu le coup. Les grands-parents mangeront à des tables séparées, afin d’éviter le risque de contagion. Depuis la fin d’octobre, le Portugal a imposé un reconfinement partiel, qui inclut un couvre-feu dans les régions les plus touchées. Mais pour respecter les traditions familiales, le gouvernement a décidé d’alléger les restrictions sanitaires pour Noël et le jour de l’An. Ainsi, les déplacements et les rassemblements ne seront pas contrôlés. Ces assouplissements sont toutefois conditionnels à l’évolution de la situation épidémiologique de chaque région.