Les Montréalais qui voient des invités débarquer chez leurs voisins pendant les Fêtes devraient appeler la police, a affirmé Valérie Plante jeudi avant-midi.

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

En conférence de presse à l’hôtel de ville, la mairesse a indiqué qu’elle comptait sur ses concitoyens pour obéir aux règles sanitaires, mais que les récalcitrants devaient être dénoncés.

« Écoutez, je pense que si on voit plusieurs personnes qui rentrent dans une résidence, c’est la chose à faire » d’appeler la police, a-t-elle dit, d’un ton hésitant. « Mais en même temps, il faut comprendre que le SPVM y va en ordre de priorité d’appel, donc ce n’est pas ce qui va garantir que d’un coup, un policier va débarquer à la maison. »

Mme Plante a souligné que la métropole était l’épicentre de la première vague de la COVID-19 et que des centaines de Montréalais ont perdu la vie à cause de la pandémie. Ces drames devraient convaincre la population de respecter les règles, a dit Mme Plante.

« Je sais qu’on a envie de se rassembler, mais au lieu d’embarquer dans la délation, mettons-nous dans une situation où on n’a pas besoin de commencer à appeler la police parce qu’il y a un attroupement chez le voisin », a continué l’élue.

Le SPVM est prêt

Valérie Plante participait à une conférence de presse avec Sylvain Caron, le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), concernant le lancement d’une nouvelle escouade contre le trafic d’armes à feu.

Le chef Caron a indiqué que ses policiers seraient prêts à intervenir les 24 et 25 décembre.

« On a du personnel suffisant pour répondre à l’ensemble des appels sur le territoire », a dit M. Caron, ajoutant qu’« il y a des gens qui sont prévus, un certain groupe » spécifiquement pour les appels liés à la COVID-19.

« Comme depuis le début de la pandémie, nos policiers travaillent avec jugement et discernement pour faire face aux situations », a dit M. Caron, invitant lui aussi tous les Montréalais à respecter les règles. Si un citoyen appelle la police, a-t-il ajouté, « il y aura visite des policiers au moment opportun, quand les policiers pourront se libérer ».