(Montréal) Deux syndicats demandent à Québec que les enseignants soient considérés comme des travailleurs essentiels et qu’à ce titre, ils soient placés dans les groupes prioritaires sur la liste des personnes à vacciner.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) et l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ) ont écrit à la mi-novembre au ministre de la Santé Christian Dubé et au Directeur national de santé publique Horacio Arruda, pour leur faire part de cette demande.

« Loin de nous l’idée de passer avant les gens de la santé, avant les gens les plus vulnérables ou qui ont des conditions médicales particulières. Mais depuis des mois, nous avons été un service essentiel pour traverser la crise et relancer l’économie au Québec », dit la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.

Les enseignants, de même que tout le personnel oeuvrant au sein d’une école, est à risque, estime-t-elle. « Les professeurs sont vecteurs de la maladie : beaucoup d’enseignants se promènent d’une classe à l’autre, d’une école à l’autre », estime Mme Scalabrini, qui ajoute que les enseignants travaillent dans des conditions où une bonne ventilation n’est pas toujours assurée.

Cette demande fait écho à celles de groupes d’enseignants américains. Le deuxième plus important syndicat aux États-Unis, l’American Federation of Teachers, réclame que ses 1,7 millions de membres soient vaccinés après les travailleurs du réseau de la santé.

La FSE représente au Québec plus de 65 000 enseignantes, tandis que l’APEQ en représente 8000 au sein des commissions scolaires anglophones.

Les éclosions dans les écoles de la province comptent actuellement pour 27 % de toutes les éclosions actives. Depuis le début de la pandémie, 3261 membres du personnel scolaire ont contracté la COVID-19, selon les plus récents chiffres de Québec.