(Laval) Trois écoles de Laval ont reçu des tests salivaires pour faciliter le dépistage dans les milieux scolaires. Si ce projet-pilote est efficace, tous les établissements primaires et secondaires de cette région recevront des tests au retour des Fêtes.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Depuis le début du mois de novembre, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval offre le test de dépistage salivaire pour la COVID-19 à l’ensemble de sa population. Pour faciliter encore davantage le dépistage, deux écoles primaires et une école secondaire de Laval ont été équipées de tests salivaires. Dès que la Santé publique recommande que les élèves d’un groupe se fassent dépister, la direction de l’école leur remet directement un test.

« C’est le même test qu’ils feraient s’ils prenaient rendez-vous au centre de dépistage, a expliqué la Dre Maude Saint-Jean, chef du service de microbiologie-infectiologie du CISSS de Laval. De cette manière, on rend service aux familles qui n’ont pas besoin de prendre rendez-vous dans un centre de dépistage, de faire la file, etc. »

Gabriel Lebeau, élève de 5e secondaire à l’école Mont-de-La Salle, a reçu un de ces tests en classe, vendredi dernier. De retour à la maison, il l’a fait et est allé le déposer, sans prendre rendez-vous, dans un des centres de dépistage de Laval. « Ça va vite. C’est beaucoup mieux comme système », a-t-il fait savoir. Il a l’impression que ses confrères seront plus nombreux à passer le test grâce à cette initiative.

Encourager les jeunes à se faire dépister

Le directeur de cette école secondaire publique, Stéphane Pigeon, espère aussi que cette manière de procéder encouragera les jeunes à se faire dépister. « Plus on a de gens qui vont se faire dépister, plus ça nous permet de nous ajuster et de limiter les cas dans l’école. »

Depuis le début de l’année, sur 1840 élèves, il y a eu 101 cas de COVID-19 dans cet établissement scolaire. « J’ai confiné 57 groupes. En ce moment, il y en a 13 de confinés », a précisé M. Pigeon.

Le directeur adjoint de la Direction de santé publique du CISSS de Laval, Alexandre St-Denis, estime que plus de 200 tests ont été remis dans les trois écoles qui participent au projet-pilote. « À ma connaissance, ça n’existe pas ailleurs au Québec comme projet. »

Les résultats du projet seront analysés dans les prochaines semaines et, s’ils sont satisfaisants, des tests pourraient être distribués dans toutes les écoles (publiques et privées) primaires et secondaires de Laval au retour des vacances, a précisé la Dre Saint-Jean.

D’après elle, un des avantages de la distribution dans les milieux scolaires, c’est que les centres de dépistage seront moins achalandés.