(Ottawa) Selon l’Agence de la santé publique du Canada, si tout va comme prévu, la grande majorité des Canadiens pourraient être vaccinés avant la fin de l’année prochaine.

Lina Dib La Presse Canadienne

C’est ce qu’a indiqué l’administrateur en chef adjoint de l’agence, Howard Njoo, à la conférence de presse de mardi midi à laquelle participait également le premier ministre Justin Trudeau.

Dr Njoo espère tout d’abord une approbation canadienne rapide pour les deux candidats vaccins les plus avancés, ceux de Pfizer et de Moderna.

« Si tout va bien avec […] l’approbation, avec notre système règlementaire, on attend […] de recevoir les vaccins, peut-être en janvier ou février », a déclaré Dr Njoo.

Il croit que la vaccination pourra alors débuter pour les populations prioritaires.

Dr Njoo surveille aussi les autres candidats vaccins pour lesquels le gouvernement canadien a également signé des contrats d’achat.

« Si tout va bien aussi avec les autres vaccins, et aussi l’approbation pour les autres candidats, on peut avoir […] tout un […] choix de vaccins. Et c’est possible qu’on peut […] vacciner une grande proportion de la population canadienne, peut-être, à la fin de l’année prochaine », a offert le dirigeant de l’Agence de la santé publique du Canada.

Pour ce qui est de la distribution des premières doses, Ottawa travaille à différents scénarios, a fait savoir M. Trudeau.

« Le Canada a […] un des meilleurs portfolios de vaccins potentiels de n’importe quel pays dans le monde. Mais ce n’est pas assez de juste avoir signé ces contrats pour des dizaines de millions de doses de vaccins, il faut pouvoir amener ces vaccins directement aux Canadiens », a souligné le premier ministre.

« On est en train de travailler avec différentes agences du gouvernement. Il y a des partenaires du secteur privé, et aussi la forte possibilité que les Forces armées canadiennes soient impliquées », a-t-il précisé.

Au Québec, son homologue François Legault surveille tout ça. « On se prépare à toutes les possibilités. Moi, je veux que dès que le vaccin va être reçu, on soit capable de (le) distribuer rapidement dans toutes les régions du Québec, avec un ordre qui soit choisi par le gouvernement du Québec », a insisté M. Legault en point de presse à Montréal, mardi après-midi.

Ni lui ni Dr Horacio Arruda ne semblaient faire les mêmes calculs que Dr Njoo.

À un journaliste qui demandait des précisions sur les scénarios de vaccination au Québec, Dr Arruda a répondu qu’on n’en était pas encore là.

« Vos questions sont bonnes. J’aimerais ça connaître exactement la date où va arriver le vaccin et dans quelles quantités », a-t-il dit, refusant de s’avancer aussi loin que son homologue de l’agence fédérale.