Un total de 79 personnes âgées et 73 employés ont été infectés par la COVID-19 depuis la fin du mois de septembre au CHSLD Sainte-Croix à Marieville. Plusieurs éléments ont contribué à cette éclosion, notamment un bris d’équipement au laboratoire analysant les tests de dépistage qui a entraîné des retards dans la divulgation des résultats.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Le premier cas de COVID-19 s’est manifesté à la fin du mois de septembre au CHSLD Sainte-Croix. Il s’agissait d’un employé ayant reçu un diagnostic positif. Les cas se sont ensuite multipliés. Un total de 25 résidants sont décédés. Aujourd’hui, 37 résidants sont toujours des cas actifs et 31 employés. Plusieurs personnes positives ne présentent aucun symptôme, a expliqué jeudi matin le PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre, Richard Deschamps.

Parmi les facteurs ayant contribué à l’éclosion au CHSLD Sainte-Croix, un bris est survenu au laboratoire analysant les échantillons provenant des tests de dépistage dans la semaine du 22 septembre. Le bris a duré quatre jours et « entraîné des retards dans les analyses », affirme M. Deschamps. Certaines personnes avec un diagnostic positif ont dû attendre entre cinq et sept jours avant d’obtenir leurs résultats. « Or, si des résidants sont positifs sans avoir développé de symptôme, cela peut amener de la transmission dans le milieu et limiter notre stratégie de mitigation de l’éclosion », soutient M. Deschamps.

Depuis le début du mois d’octobre, plusieurs mesures ont été mises en place pour contrôler l’éclosion, dont l’ajout de mesures de contrôle et de prévention des infections. Une équipe choc du gouvernement a été envoyée sur place la semaine dernière. Une enquête interne a été déclenchée. Durant ce processus d'enquête, la gestionnaire par intérim qui avait été nommée pour s'occuper du CHSLD Sainte-Croix a été relevée de ses fonctions. La directrice du Soutien à l'autonomie aux personnes âgées du CISSS, Brigitte Brabant, est maintenant sur place à tous les jours et « officie à titre de gestionnaire de site », affirme M. Deschamps, qui tient à assurer aux familles ayant un proche hébergé sur place. « Je peux vous assurer qu’on va faire le maximum pour assurer leur protection », dit-il.