Douze travailleurs de la Société des traversiers du Québec (STQ) ont été placés en isolement préventif afin de subir un test de dépistage, jeudi soir, après que deux employés de la traverse Québec-Lévis ont été déclarés positifs à la COVID-19. C’est une première pour l’organisation depuis le début de la crise.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

« On avait été épargnés jusqu’ici. Nos mesures rigoureuses de nettoyage y sont pour quelque chose. Mais dans le contexte actuel, de plus en plus d’organisations et de gens sont atteints. Et nos employés ne sont pas différents des travailleurs en épicerie ou en quincaillerie », explique à La Presse le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie.

Son groupe dit avoir mis au courant la Santé publique et le CIUSSS de la Capitale-Nationale dès qu’il a pris connaissance de la situation, en fin de journée. « Ils nous ont confirmé que nos mesures étaient adéquates », indique le relationniste. Aucune autre recommandation n’a donc été formulée à ce stade-ci.

Une enquête épidémiologique des autorités sanitaires a été lancée afin de déterminer si d’autres employés pourraient avoir été contaminés. La STQ promet de suivre la situation de très près, et d’adopter des mesures supplémentaires au besoin, en fonction de l’évolution de la situation.

Par mesure préventive, jeudi, le service de traversier avait été suspendu pendant quelques heures afin de procéder à la désinfection « complète » des installations du navire, à l’aide d’une firme externe spécialisée. Aucun autre impact n’est toutefois prévu sur le service dans les prochains jours, pour le moment.

Se voulant rassurante, la STQ rappelle que les deux employés infectés occupent des postes « qui ne nécessitent généralement pas de contact étroit à moins de deux mètres » avec ses clients. L’organisation promet par ailleurs que tous les travailleurs qui ont été placés en isolement « ne reviendront pas au travail jusqu’à ce qu’elle ait l’assurance qu’ils n’ont pas contracté le virus ».

Treize cas actifs au chantier Davie

Le chantier naval de la Davie, à Lévis, compte pour sa part une dizaine de cas actifs au sein de ses employés qui se sont déclarés dans les derniers jours. « Depuis le début de la crise, on parle d’une vingtaine de cas cumulés au chantier, mais seulement 13 cas actifs actuellement sur nos 800 employés », a indiqué le vice-président aux affaires publiques du chantier Davie, Frédérik Boisvert.

Il soutient que ces chiffres risquent toutefois de diminuer dans les prochains jours. « On a des protocoles rigoureux, assure le porte-parole. Ça inclut des contrôles de température à l’entrée du chantier, des questionnaires à tous les matins, une infirmerie sur place qu’on a bonifiée, et le port de masques N-95 ou chirurgicaux », avance-t-il.

M. Boisvert affirme que son équipe a globalement révisé tous ses protocoles depuis le début de la crise, et continuera de les ajuster « au quotidien » avec le syndicat de travailleurs.