(Montréal) Sans les mesures ajoutées par le gouvernement Legault au début d’octobre, « on s’en allait dans le mur ». C’est ce qu’affirme l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui ajoute que pour stabiliser l’épidémie, il faudra que les citoyens en fassent plus.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Lors d’une présentation virtuelle sur l’évolution de la COVID-19 au Québec, l’INSPQ a présenté trois scénarios prédisant l’évolution de l’épidémie au cours des prochains mois. En analysant les données, le chercheur Marc Brisson, de l’Université Laval, a expliqué que dans le scénario hypothétique où le gouvernement provincial n’aurait pas ajouté des mesures sanitaires au début d’octobre, le Québec aurait pu connaitre une croissance exponentielle des cas, des hospitalisations et des décès.

« La façon dont était partie l’épidémie en septembre, si rien n’avait été fait, le scénario montre une reprise de l’épidémie assez catastrophique », a expliqué la Dre Jocelyne Sauvé, vice-présidente associée aux affaires scientifiques à l’INSPQ. « Ce qu’il faut retenir de ces scénarios est que sans aucune mesure, on s’en allait dans le mur. »

Grâce aux mesures additionnelles du 1er octobre et la réduction des contacts dans les écoles et les loisirs, le scénario prédit « un aplatissement important de la courbe ». Cependant, les hospitalisations et les décès pourraient continuer de croître.

Pour stabiliser l’épidémie, l’INSPQ avance que « ça prend un effort supplémentaire de la part de la population », a évoqué la Dre Jocelyne Sauvé.

Les citoyens devront réduire davantage les contacts non essentiels et maintenir en tout temps une distance d’au moins deux mètres. Ces prédictions sont faites dans l’hypothèse que les CHSLD et résidences privées ne connaissent pas d’éclosions majeures après le 8 octobre.

L’INSPQ ajoute également qu’une amélioration de la capacité de tester, de faire du traçage et d’isoler les cas positifs à la COVID-19 « permettrait de réduire encore plus la courbe épidémique ».