Une vingtaine de paramédics d’Urgences-Santé se joignent aux efforts de dépistage à Montréal et Laval. Une équipe spécialisée a été formée et avec l’aval du Collège des médecins, ses membres peuvent maintenant faire du dépistage.

Publié le 7 oct. 2020
Audrey Ruel-Manseau
Audrey Ruel-Manseau La Presse

« On a une équipe spécialisée, qu’on appelle l’Unité de réponse à la communauté, qui a été formée pour pouvoir faire du dépistage afin de supporter le réseau et répondre à l’appel qui a été fait par le premier ministre d’avoir des gens pour pouvoir faire plus de dépistage », explique Benoit Garneau, chef de service à la gestion des effectifs chez Urgences-Santé.

Les ambulanciers avaient été approchés par la santé publique, explique-t-il, mais il fallait qu’ils obtiennent l’autorisation du Collège des médecins, ce qui est maintenant chose faite. Depuis le début de la semaine, les 21 paramédics qui ont reçu la formation ont commencé leur nouvelle mission.

« Ça va dépendre d’où viennent les besoins, ce n’est pas nous qui décidons à quel endroit on va aller, mais ça peut être du dépistage dans des lieux ciblés, comme des écoles, des RPA, des CHSLD… Partout sur notre territoire (Montréal et Laval). L’avantage, c’est aussi qu’on est disponibles 24/7 », explique-t-il.

Les membres de l’Unité de réponse à la communauté sont habitués de se voir confier des missions particulières. L’équipe a déjà reçu des formations spécifiques sur les maladies infectieuses, avait été formée pour répondre à une crise de l’Ebola il y a quelques années et a un rôle spécifique lors d’inondations, par exemple. Advenant des besoins pour une vaccination massive, cette équipe pourrait à nouveau répondre : présente.

« Ça pourrait faire partie du rôle de cette équipe-là, éventuellement », a reconnu M. Garneau.