Un voyant rouge vient d’allumer sur le tableau de bord du ministre de la Santé et des Services, Christian Dubé : les décès se mettent à augmenter de façon importante. « C’est une statistique qui m’inquiète beaucoup », lâche-t-il, tout en reconnaissant que des hôpitaux sont forcés de délester des chirurgies.

Mis à jour le 6 oct. 2020
Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

Lors d’un point de presse mardi, le ministre a relevé que l’on a enregistré 120 décès depuis le 1er septembre mais que 50 l’ont été dans la dernière semaine seulement.

« Ce n’est pas uniquement de la théorie, ce qu’on vous disait qui allait arriver » au sujet de l’impact de la transmission du coronavirus en cette deuxième vague, a-t-il affirmé.

« Les personnes affectées sont plus jeunes » que lors de la première vague, et « ça prend plus de temps avant de voir l’impact sur les hospitalisations et les décès ».

Il se défend d’avoir tardé avant d’annoncer de nouvelles consignes sanitaires alors que la progression des cas de COVID-19 a cours depuis quelques semaines déjà. « On n’attend pas les chiffres », a-t-il dit. « On a pris des décisions difficiles rapidement. »

Les hôpitaux sont prêts à faire face à la vague selon lui. « Mais ne prenez pas de risque, ne testez pas le système de santé. Svp, restez à la maison », a-t-il lancé.

Néanmoins, il a reconnu que des établissements doivent délester certaines chirurgies. « Est-ce qu’il est normal qu’on doive faire du délestage en raison de la pénurie de personnel ? La réponse est oui », a-t-il affirmé. « En ce moment, si on veut faire les choses de façon organisée et de rester en contrôle, il va y avoir des opérations de délestage. Mais on va s’assurer, par exemple, que ce n’est pas cinq blocs opératoires qui vont être fermés, mais ça va être un sur cinq pour être capable de tenir compte d’un manque de personnel qu’on a. »

Le délestage sera ainsi moins massif que le printemps dernier selon lui.

Rappelons que le gouvernement Legault disait vouloir éviter d’en arriver là au cours des dernières semaines.

Québec recense maintenant plus de 500 foyers d’éclosion, une donnée en constante augmentation.