(Montréal) Québec resserre les mesures sanitaires dans les écoles secondaires de la province. Dès ‪jeudi matin‬, les élèves du secondaire qui sont en zone rouge devront porter le masque en classe. Quant aux élèves de 4e et 5e secondaire, ils iront à l’école une journée sur deux.

Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Les cas de COVID-19 ont augmenté partout dans la province, a observé d’entrée de jeu le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge.

« C’est aussi vrai à l’extérieur qu’à l’intérieur des écoles même si, de manière générale, il faut quand même constater que la COVID s’est aussi invitée dans les écoles par la voie parfois du personnel, parfois des élèves », a déclaré le ministre Roberge en point de presse à Montréal.

Ainsi, les élèves qui fréquentent des écoles secondaires en zone rouge devront porter le masque en classe en tout temps, sauf dans le cours d’éducation physique.

Pourquoi ne pas avoir imposé le port du masque avant et ne pas le demander aux élèves à la grandeur de la province ? Ce n’est pas la première mesure à adopter, a estimé le DRichard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux. Limiter les regroupements et encourager la distanciation sociale sont des mesures de première ligne, a-t-il estimé.

« En dernier lieu viennent les équipements de protection personnelle. On ne voulait pas introduire ça parce qu’en classe, ça a un impact sur la vie étudiante, sur les relations que les gens ont entre eux. On s’est résolu à faire ça parce que la situation se détériorait », a déclaré le DMassé.

Le secondaire à mi-temps

Dès jeudi, les élèves de 4e et 5e secondaire iront quant à eux à l’école à mi-temps, ce qui permettra de réduire de 20 % le nombre d’élèves dans les autobus, dans les corridors et à la cafétéria, a estimé le ministre Roberge.

Bien sûr, ils vont continuer d’apprendre à tous les jours, ils vont avoir des contacts avec leurs enseignants à tous les jours.

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation

La situation est-elle à ce point critique que les écoles pourraient bientôt fermer ? Le ministre de l’Éducation dit qu’il ne veut pas se rendre là. « Nous ne pensons pas que nous devrons aller si loin. Toutes les actions que nous prenons aujourd’hui pourraient et devraient prévenir la fermeture des écoles », a expliqué Jean-François Roberge.

Une campagne de recrutement

Québec lance également une campagne de recrutement semblable à celle lancée dans le réseau de la santé le printemps dernier et appelée « Répondez présent ». On souhaite recruter des éducateurs en service de garde au primaire, des concierges mais aussi des surveillants d’élèves au secondaire.

« Les gens qui postuleront et qui seront sélectionnés seront payés pour être formés », a assuré le ministre Roberge, qui a précisé que cette formation s’étalera sur environ trois jours. Les salaires varient de 20 $ à 24 $ l’heure.