(Ottawa) Alors qu’une deuxième vague de COVID-19 frappe le pays, le gouvernement Trudeau lance une nouvelle bouée aux petites et moyennes entreprises en difficulté dans les régions en promettant une nouvelle aide financière de 600 millions de dollars.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que ce montant s’ajoutera au Fonds d’aide et de relance régionale, qui disposait déjà d’une enveloppe de 962 millions de dollars.

L’aide supplémentaire permettra d’appuyer les travaux du Réseau de développement des collectivités ainsi que les cinq agences de développement régional, soit l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Développement économique Canada pour les régions du Québec, FedDev Ontario, FedNor et Diversification de l’économie de l’Ouest Canada, a indiqué M. Trudeau.

La ministre du Développement économique, des Langues officielles et du Tourisme, Mélanie Joly, est responsable de ces agences.

« Nous mettrons tout en œuvre pour soutenir les Canadiens durant cette crise, aussi longtemps qu’elle durera », a indiqué le premier ministre Justin Trudeau en conférence de presse.

Selon la ministre Joly, le Fonds d’aide et de relance régionale a déjà permis de soutenir 12 000 entreprises au pays et sauvegarder 95 000 emplois.

« La deuxième vague aura une conséquence importante sur les entreprises et les emplois. [...] On a été là depuis le début de la pandémie et on va continuer de l’être », a déclaré la ministre Joly, qui était présente à la conférence de presse.

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), une deuxième vague qui forcerait les gouvernements à fermer de grands pans de l’économie pourrait être fatale pour plusieurs entreprises.

Selon les estimations de la FCEI, près de 14 % des petites et moyennes entreprises pourraient fermer leurs portes de manière définitive au pays dans la foulée de la crise économique provoquée par la pandémie de COVID-19. Cela représente près de 160 000 entreprises à l’échelle du pays, qui œuvrent en grande majorité dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.