« Une injustice. » C’est ainsi que les évêques catholiques québécois qualifient les nouvelles restrictions sur les lieux de culte dans les zones orange.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Les leaders catholiques ne digèrent pas d’être placés dans la même catégorie que les bars, plutôt que dans celles des cinémas et des salles de spectacles.

« Le ministère de la Santé parle du même souffle des “activités dans les lieux de culte et dans les salles où est permis la vente ou le service de boissons alcooliques pour consommation sur place”. À sa face même, cet amalgame est injustifié et faux », dénonce l’Assemblée des évêques par voie de communiqué.

L’Assemblée estime que les messes sont plus proches d’une séance de cinéma ou d’une représentation de théâtre. Fin août, un arrêté du ministère de la Santé avait permis des assouplissements pour les lieux de culte similaires aux salles de spectacle et de cinéma (enlever le masque si la distance entre les personnes était de plus de 1,5 mètre), note l’Assemblée dans son communiqué. « Les communautés réunies dans les lieux de culte prennent soin de limiter au maximum les prises de parole des assemblées », plaident les évêques.

La semaine dernière, deux synagogues de Dollard-des-Ormeaux, Beth Tikvah et Or Shalom, ont annoncé l’annulation de leurs cérémonies pour les fêtes juives de Roch Hachana et Yom Kippour, la fin de semaine dernière et la semaine prochaine.

Fin juillet, l’archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, avait estimé que Québec avait « manqué de respect » envers les communautés religieuses, qui avaient collaboré dès le début avec les mesures de confinement, mais avaient dû attendre longtemps pour être autorisées à rouvrir.