La Ville de Montréal a renouvelé l’état d’urgence jusqu’au 24 septembre prochain.

Véronique Lauzon
Véronique Lauzon La Presse

Lors d’un conseil municipal extraordinaire lundi après-midi, les élus ont adopté le règlement donnant au comité exécutif le pouvoir de renouveler l’état d’urgence pour un mois de plus.

Cela permettra au comité exécutif de renouveler l’état d’urgence tous les cinq jours, et ce, jusqu’à la fin septembre.

Des élus de l’opposition ont tout de même profité du conseil municipal pour exprimer leur déception par rapport à l’administration en place, notamment sur sa « transparence » depuis le début de la pandémie. Le chef de l’opposition officielle, Lionel Perez, a indiqué qu’il aurait apprécié connaître l’état financier de la Ville, notamment les dépenses faites ces derniers mois. Il a reconnu que la Ville a dévoilé certains chiffres, mais de manière trop partielle pour y voir clair.

« D’ici le prochain renouvellement de l’état d’urgence, on espère avoir plus de transparence de votre part. Sinon, on pourrait voter contre le renouvellement la prochaine fois », a-t-il lancé à la mairesse.

Marvin Rotrand, conseiller indépendant, a aussi mentionné qu’il était « réticent » à voter pour le renouvellement de l’état d’urgence, puisqu’il croit que « l’administration impose sa vision idéologique aux citoyens » pendant la pandémie.

Du côté de l’équipe de Valérie Plante, on se défend de manquer de transparence. Rosannie Filato, membre du comité exécutif et responsable de la sécurité publique, a rappelé que les Montréalais « ont traversé une des pires crises de notre histoire » et que, malgré tout, la Ville a su répondre rapidement aux différents défis. « On veut continuer à assumer une stabilité et on a besoin du renouvellement de l’état d’urgence pour répondre avec agilité à la crise sanitaire. »

En ce qui concerne les finances de la Ville, Mme Filato a affirmé que « comme pour les inondations, il va y avoir dépôt d’un rapport et on sera alors imputable ».