L’éclosion qui a pris naissance au camp de jour Charlot l’escargot, de Boucherville, continue à avoir des répercussions.

Ariane Krol Ariane Krol
La Presse

Le nombre de cas confirmés dans les groupes du camp était toujours de 27 jeudi en fin de journée, soit le même nombre que la veille. Par contre, le nombre de cas dits secondaires est passé de 15 à 19 durant la même période. Ce sont « surtout des contacts domiciliaires (fratries, parents, amis) », a précisé le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie par courriel.

« Que ce soit arrivé là prouve seulement à quel point le virus peut être pernicieux », a indiqué à La Presse la mère d’une fillette qui a reçu un test positif après avoir fréquenté ce camp.

Prise de température des enfants chaque matin avant d’entrer dans le bâtiment, lavage de mains pour les parents comme pour les enfants, « il y avait des mesures très très serrées », souligne Vanessa, qui a demandé que l’on donne seulement son prénom pour préserver l’anonymat de sa fille.

Après que des cas positifs ont été confirmés parmi les enfants du camp, la Santé publique lui a demandé de mettre sa fille en isolement et a « fortement recommandé » de lui faire passer un test. Par précaution, Vanessa, son conjoint et les trois autres enfants de la maison en ont passé un aussi. Le résultat est tombé le 24 juillet : seul le test de la fillette qui avait fréquenté le camp de jour était positif. Mais puisque les cinq autres membres de la famille l’avaient côtoyée, toute la maisonnée s’est retrouvée en isolement complet, sans possibilité de sortir ailleurs que dans la cour arrière.

Les deux parents, qui étaient en vacances, n’avaient pas prévu de les passer de la sorte. « On y va une journée à la fois », philosophe Vanessa. Et à ce jour, sa fille n’a toujours aucun symptôme. « Ça brouille beaucoup les pistes », dit-elle en se demandant si le fait que les enfants sont souvent asymptomatiques a pu contribuer à l’ampleur de l’éclosion au camp de jour Charlot l’escargot.

Par ailleurs, deux cas ont aussi été détectés parmi les participants du camp de jour Animaction 7-8 ans de la semaine du 20 juillet, organisé par la Ville de Boucherville. Aucun cas ne s’est ajouté depuis que la Ville en a fait l’annonce, mercredi en fin de journée. Toutes les personnes ayant été en contact direct avec les cas ont été identifiées et isolées, et les camps de jour de la Ville ont pu maintenir leurs activités, a indiqué l’administration municipale dans un communiqué.