(Ottawa) L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a plaidé auprès des jeunes Canadiens pour qu’ils cessent de propager le nouveau coronavirus.

Mike Blanchfield
La Presse canadienne

La Dre Tam a lancé cet avertissement avant le début du week-end — une semaine après que son adjoint, le DHoward Njoo, eut fait de même —, en raison de l’inquiétante tendance à la hausse des infections chez les personnes âgées de 20 à 39 ans.

La Dre Tam précise que ce groupe d’âge représente les taux les plus élevés des cas de COVID-19 au cours des deux dernières semaines.

Mme Tam a expliqué comment le nombre quotidien de cas à l’échelle nationale, basé sur une moyenne sur sept jours, augmente à nouveau dans tout le pays après avoir chuté plus tôt cet été.

Elle a souligné que la mesure sur sept jours est le meilleur moyen d’évaluer la tendance du nombre d’infections.

Elle a indiqué que le total s’est élevé à un sommet de 1800 nouveaux cas par jour au début mai, puis a chuté à 273 au début de juillet. Mais au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas quotidiens a grimpé à 487.

La tranche d’âge des 20 à 39 ans représentait 60 % de ces cas, et le tiers d’entre eux ont dû être hospitalisés, a déclaré Mme Tam.

« C’est votre génération et votre avenir qui se façonnent. Les groupes d’âge plus jeunes ne sont pas invincibles contre la COVID-19 », a déclaré la Dre Tam, qui a repris les séances d’information publiques du gouvernement après ses vacances d’été.

« La tendance à la hausse du nombre quotidien de cas est inquiétante. Nous savons que nous avons les moyens de maîtriser la COVID-19, mais ce n’est en aucun cas une chose sûre. Il faudra que tous les Canadiens collaborent et travaillent ensemble, avec la santé publique, pour garder la courbe basse. »

Mme Tam a souligné que moins de 1 % de la population canadienne a été infectée, ce qui signifie que la population reste très susceptible de tomber malade.

« Si nous baissons la garde, la maladie se frayera un chemin jusqu’à nos parents, nos grands-parents et d’autres personnes vulnérables qui ont besoin d’être protégés grâce à nos actions, a-t-elle déclaré. Nous avons maintenant la chance d’être une bouée de sauvetage. Nous devons tous prendre cette maladie, et notre responsabilité de protéger les autres, au sérieux. »

La ministre de la Santé Patty Hajdu a exhorté les Canadiens à choisir des contacts moins nombreux et plus sûrs avec les autres et à éviter les espaces restreints.

« Demandez-vous avant de sortir ce week-end si ce que vous êtes sur le point de faire vaut le risque ? Est-ce que cela vaut le risque de devenir très malade ou que quelqu’un de son cercle le soit ? »