(Ottawa) Plus des deux tiers des participants à une enquête de Statistique Canada affirment vouloir se faire vacciner contre la COVID-19 dans l’éventualité où un vaccin arrivait sur le marché.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

La vaccination volontaire contre la COVID-19 a la faveur de 68,2 % des personnes qui ont pris part à la collecte de données par approche participative. En revanche, un peu plus d’un participant sur 10 a indiqué qu’il était peu probable (4,1 %) ou très peu probable (7,9 %) qu’il se fasse vacciner.

La volonté de se faire vacciner contre la COVID-19 différait en fonction du niveau de confiance des participants à l’égard du gouvernement fédéral, des autorités de santé publique et des autres ordres de gouvernement (provinces, territoires, municipalités).

Plus des trois quarts (77,3 %) de ceux qui avaient un niveau de confiance élevé à l’égard du gouvernement ont ainsi indiqué qu’ils étaient très susceptibles de demander un éventuel vaccin. Chez les personnes dont le niveau de confiance envers le fédéral est faible, la proportion chute à 53,8 %.

Ces résultats sont tirés d’une série de données compilées par Statistique Canada par approche participative.

Plus de 36 000 personnes ont volontairement rempli un questionnaire en ligne entre le 26 mai et le 8 juin, mais comme l’approche participative n’est pas probabiliste, les résultats ne peuvent être appliqués à l’ensemble de la population.

L’étude mentionne qu’un récent sondage mené par Léger a révélé que 40 % des Canadiens n’étaient pas favorables à la vaccination obligatoire, et que « par conséquent, la volonté des Canadiens de se faire vacciner volontairement est essentielle pour alléger les contraintes économiques et sociales actuelles ».