(Québec) Le gouvernement Legault débloque 400 millions d’urgence, dont 200 millions viendraient d’Ottawa, pour que les sociétés de transport collectif assurent « la continuité de leurs services malgré la pandémie de COVID-19 », alors que l’effet financier du coronavirus a de graves conséquences sur leurs finances.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Dans le Grand Montréal seulement, La Presse révélait jeudi que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) devait composer avec un manque à gagner de près de 500 millions pour l’année 2020. Les effets de la COVID-19 sur l’achalandage des quatre sociétés de transports dont elle finance les services (STM, RTL, STL et exo) amputeraient l’ARTM de près de 20 % de son budget.

Par voie de communiqué, jeudi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a affirmé que l’aide d’urgence de 400 millions – qui est disponible pour toutes les sociétés de transport en commun, même celles qui ne sont pas situées dans la région métropolitaine – servira à favoriser « un retour à la normale en matière de transport collectif », alors que ces sociétés de transport « ont maintenu leurs activités [pendant la pandémie] malgré une forte baisse de clientèle ».

« La crise que nous traversons nous démontre que le transport collectif est essentiel au bon fonctionnement de notre société, notamment pour les déplacements des travailleurs de la santé et des travailleurs essentiels. En cette période de relance économique, nous devons soutenir les sociétés et les organismes de transport afin qu’ils puissent offrir pleinement leurs services à la population et favoriser le retour en grand nombre des usagers dans les différents modes de transport collectif », a pour sa part écrit dans le communiqué la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau.

Si cette aide d’urgence permettra à l’ARTM d'éponger une partie de ses pertes, ce montant pourrait s’avérer insuffisant. La Presse révélait jeudi que l’Autorité prévoyait un lent retour au niveau d’achalandage qu’il avait avant la pandémie, notamment en raison du retour en classe dans les cégeps et les universités en septembre qui pourrait s’effectuer en ligne. Selon différents scénarios étudiés, le manque à gagner de l’ARTM pourrait s’élever à 1 milliard en trois ans.