(Montréal) Les mesures de confinement ont plus souvent amélioré le travail d’équipe des parents qu’ils n’y ont nui, selon un récent sondage dévoilé en marge de la Semaine québécoise de la paternité qui débute lundi.

La Presse canadienne

Le confinement a eu des effets positifs chez 40 % des parents sondés par la firme SOM, contre 15 % qui ont noté un impact négatif. Les autres parents qui ont noté un changement (45 %) estiment qu’il n’a été ni positif ni négatif.

Le coup de sonde a été mené pour le compte du Regroupement pour la valorisation de la paternité (RVP) auprès de 2115 parents d’enfants âgés de moins de 18 ans, des pères et mères à part à peu près égale.

Parmi les aspects positifs du confinement sur la coparentalité, 67 % des répondants ont affirmé avoir consacré davantage de temps à leurs enfants, 47 % ont estimé qu’il a contribué à améliorer la relation avec leurs enfants et 41 % ont noté que la compréhension des besoins des enfants s’est améliorée.

Des changements négatifs ont cependant été observés au chapitre du partage de la charge mentale chez 23 % des répondants, du partage des tâches liées aux enfants pour 18 % d’entre eux et au sujet de la façon dont ils sont soutenus par des professionnels qui gravitent autour de leurs enfants.

« Cette situation semble avoir été, pour les pères et les mères, un terrain d’expérimentation qui leur a montré qu’un autre modèle était possible. Un modèle dans lequel ils pourraient former un meilleur partenariat pour, ensemble, s’occuper de leurs enfants », a estimé le directeur général du RVP, Raymond Villeneuve, dans un communiqué.

Le regroupement a pour mission de valoriser le rôle des pères, de promouvoir son importance pour le bien-être des enfants et de favoriser l’égalité entre les parents.

Le sondage a été réalisé en ligne du 22 mai au 1er juin dernier. Aucune marge d’erreur ne peut être calculée étant donné qu’il ne s’agit pas d’un échantillon probabiliste.