(Toronto) Le premier ministre Doug Ford exhorte tous ceux qui se sont trouvés parmi une foule nombreuse au parc Trinity Bellwoods, à Toronto, ou à d’autres grands rassemblements au cours de la fin de semaine à se faire tester pour la COVID-19.

La Presse canadienne

Il a avoué avoir été déçu de voir autant de « jeunes manifestement intelligents » bafouer les règles de distanciation physique.

Les commentaires de M. Ford ont été faits au moment où la province tente d’augmenter son faible nombre de tests – 8170 ont été rapportés lundi, malgré une capacité de plus de 21 000.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a expliqué que les responsables de la santé publique ont décidé de retarder la mise en place d’une règle permettant une « bulle familiale » et l’assouplissement de la restriction sur les rassemblements de plus de cinq personnes en partie à cause de ce qui s’est produit au parc Trinity Bellwoods.

Elle a indiqué qu’il y avait eu une discussion sur la possibilité de permettre des « bulles familiales », mais qu’il y a une réticence à aller de l’avant en ce moment en raison de certains grands rassemblements qui ont eu lieu et pour éviter une augmentation des cas.

Mme Elliott a affirmé que le nombre croissant de nouveaux cas de COVID-19 en Ontario est probablement lié à des rassemblements qui auraient eu lieu pour la fête des Mères et qui allaient à l’encontre des directives officielles.

L’Ontario a signalé plus de 400 nouveaux cas de COVID-19 lundi pour une cinquième journée consécutive, ainsi qu’un nombre de tests toujours aussi bas.

Cela porte le total dans la province à 25 904 cas, dont 2102 décès – une augmentation de 29 comparativement à la veille.

Le total comprend également 19 698 guérisons, ce qui représente 76 % de tous les cas, un troisième jour consécutif de diminution de ce pourcentage, à mesure que le nombre de cas actifs augmente.

Les 404 nouveaux cas représentent une augmentation de 1,6 % par rapport au total de dimanche. L’Ontario a maintenant connu des taux de croissance compris entre 1,5 et 1,9 % pendant 16 des 17 derniers jours, et le médecin-hygiéniste en chef a indiqué que la courbe de la province semblait connaître un plateau.

Des foyers gérés par des hôpitaux

L’Ontario a annoncé lundi avoir nommé des hôpitaux pour prendre en charge la gestion de deux foyers de soins de longue durée qui n’ont pas pu contenir la COVID-19.

La province a déclaré que l’hôpital Humber River gérera le centre de soins de longue durée Downsview, qui a signalé 52 décès, contre 40 il y a à peine une semaine.

Le Centre régional de santé de Southlake gérera le foyer de soins infirmiers River Glen Haven à Sutton, un établissement de 119 lits où il y a eu 20 décès et 54 cas confirmés.

Les ordonnances durent 90 jours, mais le gouvernement a déclaré qu’elles pouvaient être prolongées, si nécessaire.

Le gouvernement a déclaré que les maisons recevaient du soutien des hôpitaux depuis des semaines, mais qu’elles n’avaient toujours pas réussi à contenir la propagation du nouveau coronavirus.

Le ministère des Soins de longue durée signale plus de 1500 décès de résidents et six d’employés d’établissements de la province, et on compte actuellement 159 éclosions actives, contre 189 il y a une semaine.

Moratoire sur les expulsions commerciales demandé

Cinq groupes d’entreprises demandent au gouvernement de l’Ontario d’imposer un moratoire sur les expulsions commerciales pendant la pandémie de la COVID-19.

Les groupes en font la demande dans une lettre ouverte au premier ministre Doug Ford, disant qu’une aide urgente est nécessaire à l’approche de la date d’échéance du loyer de juin.

Les groupes comprennent la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la Chambre de commerce de l’Ontario, l’Ontario Restaurant Hotel & Motel Association, Restaurants Canada et le Conseil canadien du commerce de détail.

Ils soulignent que certains propriétaires n’ont pas recours à un programme conjoint d’allégement des loyers des gouvernements fédéral et provincial.

M. Ford a refusé jusqu’ici de geler les expulsions commerciales, plaidant plutôt, auprès de propriétaires dits « perfides », pour une flexibilité auprès des locataires commerciaux durant la pandémie de la COVID-19.

Il a déclaré qu’il pourrait y avoir des implications juridiques si le gouvernement se mêlait des contrats de location à long terme.