(Longueuil) La Ville de Longueuil réclame de l'aide du gouvernement de François Legault en raison de la pandémie. La municipalité s’attend à devoir jongler avec un gouffre financier se chiffrant entre 25 et 53 millions de dollars.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

En conséquence, la mairesse Sylvie Parent prévient ses concitoyens, dans une lettre rendue publique mardi, que son administration aura « plusieurs décisions difficiles » à prendre en 2020.

Selon les premières données dévoilées par la municipalité de la couronne sud de Montréal, l’achalandage a chuté de près de 90 % dans le transport en commun, ce qui entraîne des pertes mensuelles de revenus de 6,2 millions. Au total, en 2020, l’agglomération s’attend à devoir essuyer une chute de revenus de 32 millions en transport collectif.

La mairesse Parent explique que l’agglomération a envoyé une lettre au premier ministre François Legault, le 16 avril dernier, réclamant du soutien pour atténuer les impacts de la crise sur les villes liées. Les élus de l’agglomération veulent un « plan de sauvetage » de la part des organismes responsables du transport collectif dans la région métropolitaine, explique-t-elle.

Chemin faisant, la mairesse de Longueuil va au-devant des critiques en expliquant que contrairement à Montréal, sa ville n’a pas de statut de métropole lui conférant des pouvoirs légaux et des ressources pour aider les entreprises locales.

« Depuis que vous m’avez élue mairesse, j’ai insisté sur l’importance de prendre les décisions de manière responsable, en privilégiant la bonne gestion et la vision à long terme », a-t-elle indiqué par écrit. Mme Parent ajoute que « des choix plus faciles auraient été plus populaires », avec des « gains politiques faciles », mais que ce n’est pas le mandat qu’on lui a confié en la nommant à la tête de la Ville.

Au cours des prochaines semaines, la Ville de Longueuil entend préciser comment elle entend boucler son budget annuel d’environ 400 millions. L’administration se refuse pour l’instant à dévoiler les mesures à l’étude, que ce soit au niveau des taxes, des tarifs, ou des services directs et indirects aux citoyens.