(Québec) Il faut de toute urgence augmenter le nombre de tests de dépistage de la COVID-19 effectués à Montréal, une ville frappée de plein fouet par le virus, selon l’opposition officielle, formée par le Parti libéral du Québec (PLQ).

Jocelyne Richer
La Presse canadienne

Le chef par intérim de la formation politique, Pierre Arcand, a tenu à exprimer publiquement son inquiétude à ce propos, mercredi, réclamant du gouvernement Legault qu’il corrige la situation au plus tôt.

Le fait que la pandémie soit loin d’être sous contrôle à Montréal, dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et dans certains hôpitaux, lui fait par ailleurs remettre en question la décision du gouvernement d’amorcer dès maintenant un processus de déconfinement des écoles, des commerces et des entreprises, un processus qui s’étirera pendant quelques semaines en mai.

« C’est un appel qu’on fait aujourd’hui au gouvernement. Avant de parler d’économie, la santé publique demeure, dans la région de Montréal, une préoccupation très grande », a observé M. Arcand, entouré de quelques députés libéraux, en conférence de presse, à Montréal, déplorant une situation particulièrement inquiétante à l’Hôpital Sacré-Coeur et à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, touchés tous deux par une éclosion du virus.

« Il faut augmenter les tests et de façon urgente », selon lui.

Car la capacité de tester les personnes atteintes du virus « est le nerf de la guerre pour gagner le combat », fait valoir M. Arcand, en observant que dans les faits « très peu de tests sont pourtant réalisés » dans la métropole.

En appui à sa position, dans un communiqué, il a souligné que le Québec ne respectait pas présentement les six critères définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour procéder à un déconfinement sécuritaire.

« Ces conditions sont loin d’être remplies actuellement à Montréal. La situation est particulièrement critique dans les quartiers de Montréal-Nord, Saint-Michel et Rivière-des-Prairies », déplore-t-il, avouant être inquiet pour la suite des choses, quand le processus de déconfinement sera en cours, augmentant ainsi le risque de propagation du virus.