Une personne sur 55. Telle est la proportion de personnes qui n’ont pas de symptômes mais qui sont porteuses de la COVID-19, à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Il s’agit de la première étude populationnelle canadienne sur la proportion de personnes qui sont porteuses du virus parmi les gens qui n’ont pas de symptômes, selon Lyne Cloutier, professeure en soins infirmiers à l’UQTR, qui est l’une des responsables du projet DECOPA.

Sur 330 volontaires qui ont eu un prélèvement oropharyngé et des voies nasales entre le 14 et le 17 avril, six étaient porteurs de la COVID-19.

Ce taux de 1,8 % ne représente pas la proportion de la population qui a déjà été infectée. Cette proportion, qu’on obtient avec des tests sanguins (ou sérologiques) non encore disponibles au Canada, était de 2,5 % à 3 % au début avril dans quelques régions du monde comparables au Québec-la Hollande, Stockholm, Los Angeles.

Seuls les employés de l’UQTR âgés de moins de 70 ans, et résidant en Mauricie, avaient été invités à participer à l’étude. Ils sont tous en confinement et en télétravail depuis le 13 mars, soit avant que tout le Québec reçoive ces directives. DECOPA est un projet conjoint de l’UQTR, du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et du cégep de Trois-Rivières.