(Ottawa) Parce que le sort qu’ont connu des aînés dans certains CHSLD est « horrible », « déchirant », Ottawa a produit des lignes directrices pour encadrer la façon dont les soins doivent y être dispensés.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

« La situation dans les centres de soins de longue durée est très, très préoccupante, en particulier en ce week-end [de Pâques] alors que nombreux d’entre nous ne peuvent voir nos parents, nos grands-parents, qui sont dans ces centres », a lâché la vice-première ministre Chrystia Freeland.

Le gouvernement fédéral a ainsi travaillé étroitement avec les provinces pour mettre en œuvre des mesures visant à protéger la sécurité de « ce segment vulnérable de la population », a-t-elle assuré en conférence de presse à Ottawa.

« Nous présenterons des lignes directrices sous peu », a ajouté Mme Freeland, samedi midi.

À ses côtés, l’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, le Dre Theresa Tam, a précisé que ses homologues provinciaux et territoriaux appuyaient unanimement ces recommandations.

L’une des directives prévoit que le personnel doit obligatoirement porter un masque pendant la durée entière de leur quart de travail, a-t-elle spécifié.

Au Québec, la situation dans un CHSLD privé de Dorval, la résidence Herron, a été décrite comme « un film d’horreur », alors que des résidants y ont été retrouvés affamés et assoiffés, abandonnés avec des couches souillées ou avec des pansements attendant d’être changés.

« Ces reportages sont horribles, déchirants, a laissé tomber Chrystia Freeland. Tout le monde au Canada doit absolument en faire davantage pour protéger ces personnes qui sont vulnérables et qui méritent cette protection. »