Au milieu du confinement général, ils continuent de se rendre sur leur lieu de travail pour assurer le bon fonctionnement de la société. Aujourd’hui, une coordonnatrice qui a transféré toutes ses activités de loisir en mode virtuel.

Émilie Bilodeau Émilie Bilodeau
La Presse

Julie Marchessault et l’organisme Orford 3.0 organisent toutes sortes d’activités – de la zumba, des ateliers de jardinage, des leçons de musique – pour que les gens d’Orford puissent tisser des liens. Quand l’urgence sanitaire a été déclarée au Québec, ils se sont tournés vers le monde virtuel pour garder les membres connectés. Ils ont d’ailleurs travaillé fort pour que les aînés, parfois moins habiles avec la technologie, puissent continuer leurs activités pendant la quarantaine.

Julie Marchessault, coordonnatrice de l’organisme, a suivi à la trace l’inscription de chacun des membres sur Zoom, un outil de conférence à distance. Elle a appelé tous ceux qui n’arrivaient pas à se créer un compte, des personnes du troisième âge principalement, un à un.

« Certains étaient réfractaires. On a fourni de l’assistance au téléphone pour les accompagner. On a ensuite réalisé qu’une fois que ces membres ont été capables de se connecter, ils se sont inscrits à plein d’autres activités », raconte-t-elle.

Une femme d’un peu plus de 80 ans a par exemple décidé de se commander une webcam pour discuter avec les autres Orferois à partir de son ordinateur plutôt que de sa tablette tellement elle a aimé le café citoyen en ligne.

Vendredi dernier, l’organisme a organisé une « soirée de parents » pour que ceux-ci puissent partager un verre de vin pendant que leurs enfants étaient couchés.

« On apprivoise tous le télétravail avec des enfants, dit-elle au téléphone pendant que son garçon de 4 ans est agrippé à sa jambe. À la fin de la journée, ça peut faire du bien de se retrouver entre adultes pour jaser, décompresser, ventiler. »