Au milieu du confinement général, ils continuent à se démener pour assurer le bon fonctionnement de la société. Chaque jour, nous vous présentons une de ces personnes dévouées qui font la différence. Aujourd’hui, une enseignante qui a créé un groupe d’entraide de citoyens dans un quartier défavorisé de Montréal.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Le confinement et la distanciation sociale n’ont pas freiné l’altruisme de Rachel Shugart. Au contraire. Dès le début de la pandémie, l’enseignante et un groupe de généreux citoyens ont mis sur pied un groupe d’entraide sur Facebook pour prêter main-forte aux résidants de Parc-Extension, un quartier multiethnique situé au cœur de Montréal.

Rapidement, les bénévoles ont commencé à traduire des informations du gouvernement en différentes langues afin de rejoindre les communautés du quartier. Puis, ils ont créé une sorte de service d’assistance téléphonique, une hot-line, pour permettre aux gens qui n’ont pas accès à l’internet de demander de l’aide. « Nous voulions leur dire que leurs voisins étaient là pour eux », explique Rachel Shugart.

Distribution de nourriture, achat de fournitures pour bébés, information sur les droits des locataires : des dizaines de bénévoles mettent la main à la pâte pour aider les citoyens isolés et démunis de leur quartier. Un rôle encore plus crucial depuis la fermeture de plusieurs organismes communautaires dans la foulée de la pandémie.

« Pour nous, c’est vraiment, vraiment important que tous puissent compter sur les gens proches d’eux », indique Rachel Shugart, qui continue de travailler à distance tout en s’impliquant dans le groupe « PandemEx ! ». Elle se réjouit d’ailleurs que des initiatives similaires existent partout à Montréal.

Leur principal défi demeure toutefois de rejoindre les citoyens les plus isolés, puisqu’ils ne peuvent faire ni porte à porte ni rassemblement. C’est pourquoi les bénévoles déploient des affiches dans toutes les langues dans les commerces essentiels du quartier pour atteindre ces citoyens.

« Si les organismes et les gouvernements ne le font pas, il faut se fier sur les initiatives citoyennes comme notre groupe de quartier », soutient Samiha Hossain, autre bénévole-clé du réseau d’entraide.