Les soins intensifs se remplissent rapidement à l’Hôpital général juif, alors que Montréal devient de plus en plus l’épicentre de l’épidémie avec près de la moitié des diagnostics positifs dans la province. Le centre hospitalier assure toutefois être prêt à accueillir davantage de malades.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

« Ça monte tous les jours », lâche Francine Dupuis, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, duquel relève l’Hôpital général juif. « Mais nous sommes prêts à en prendre plus », assure-t-elle.

Sur les 2021 cas confirmés de COVID-19 au Québec, 50 patients se trouvent aux soins intensifs. L’Hôpital général juif est au cœur de la tempête, puisque l’établissement du quartier Côte-des-Neiges soigne environ 40 % des patients les plus durement frappés par le coronavirus.

Vendredi en fin d’après-midi, le centre hospitalier traitait 44 patients atteints de la COVID-19, dont 19 étaient aux soins intensifs. Ils étaient 14 à y être traités jeudi. La situation demeure toutefois sous contrôle, assure Mme Dupuis.

« On ajoute des lits aux soins intensifs au fur et à mesure. Mais ça devient plus serré au niveau du personnel. Des infirmières, on n’en pond pas », explique-t-elle en entrevue.

Tous les patients aux soins intensifs n’ont toutefois pas besoin d’être mis sous respirateur ou dans une chambre à pression négative, précise la dirigeante du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Une proportion importante des cas dans la métropole se trouve sur le territoire couvert par l’hôpital, soit les secteurs de Côte-Saint-Luc, Mont-Royal est les arrondissements montréalais d’Outremont et de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Dès dimanche, une nouvelle clinique de dépistage à l’auto sera déployée dans le secteur de Côte-Saint-Luc– sur le terrain du CLSC René Cassin sur le boulevard Cavendish.

Premier centre hospitalier à accueillir les patients atteints de la COVID-19 à Montréal, l’Hôpital général juif partage maintenant la tâche avec de nombreux centres hospitaliers de l’île de Montréal, comme le CHUM, Sacré-Cœur et Maisonneuve-Rosemont. « Ça nous aide énormément », maintient Francine Dupuis.

Même si l’est de Montréal compte moins de cas que l’ouest de la métropole, l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) se prépare à accueillir davantage de patients et assure avoir les ressources nécessaires pour traiter les patients atteints de la COVID-19.

« On reçoit notre lot de patients. Le chiffre évolue sans cesse. À [HMR], les équipes travaillent pour libérer des lits pour s’assurer d’avoir le plus possible de lits pour les patients », explique Christian Merciari, porte-parole du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Dans le nord de l’île, l’hôpital du Sacré-Cœur traitait 18 patients atteints de la COVID-19, alors que le CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci comptait 20 cas positifs. « Le CHLSD dispose d'une zone où sont isolés les patients testés positifs à la COVID-19. Cette délimitation physique permet justement d'éviter la propagation du virus. Les protocoles de prévention et de contrôle des infections sont également suivis à la lettre », a indiqué Émilie Jacob, porte-parole du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal.

Au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, on indiquait vendredi après-midi ne soigner aucun patient atteint de la COVID-19 à l’hôpital de Verdun et à l’hôpital Notre-Dame.

Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) refuse de divulguer le nombre de patients atteints de la COVID-19 traités par souci de confidentialité.