Ce sont maintenant cinq pompiers de Montréal qui sont infectés par la COVID-19. En additionnant ceux qui sont isolés de façon préventive parce qu’ils ont côtoyé directement des malades, une quarantaine de soldats du feu sont confinés à la maison, a pu confirmer La Presse vendredi matin.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

« Nous devons envisager le pire et anticiper ce qui pourrait être la perte de plusieurs autres éléments », affirme Chris Ross, président de l’Association des pompiers de Montréal, qui se dit être très préoccupé par la situation.

Les pompiers qui ont été testés positifs à la COVID-19 travaillent dans les casernes 41 (Parc-Extension), 76 (Westmount) et 35 (Ahuntsic).

L’Association affirme que parmi les pompiers placés en confinement, certains étaient intervenus comme premiers répondants auprès d’un citoyen infecté qui éprouvait un malaise cardiaque.

Hier, le syndicat a conclu une entente de principe avec la Ville de Montréal pour réorganiser le travail pendant la pandémie et protéger la force de frappe contre le feu en cas d’isolement d’un grand nombre d’effectifs.

Les pompiers ne sont plus appelés à intervenir comme premiers répondants auprès de personnes présentant des symptômes grippaux, à moins d’une urgence vitale, et ils travaillent maintenant sur des quarts de travail de 24 heures.

L’un des facteurs qui inquiètent la direction et les représentants syndicaux est la grande proximité entre les pompiers qui occupent une même caserne, et le risque de contagion si l’un d’eux est porteur du virus.