Dans un souci d’éviter une propagation accrue de la COVID-19, trois ordres professionnels recommandent désormais à leurs membres de limiter l’utilisation d’ordonnances papier quand c’est possible.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Le Collège des médecins du Québec (CMQ), l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) préconisent dorénavant les discussions entre professionnel de la santé et pharmacien, l’envoi d’ordonnance par télécopieur ou la transmission électronique en utilisant le Dossier Santé Québec (DSQ).

L’ordonnance papier transmise de main en main est un vecteur de contamination, plaident les trois ordres professionnels d’une même voix.

« Nous devons ajuster certaines de nos façons de faire pour réduire les risques de propagation et mettre de l’avant les meilleures pratiques », a affirmé Luc Mathieu, président de l’OIIQ, par communiqué vendredi soir.

La nouvelle mesure permettra également aux patients de diminuer le temps passé à l’extérieur de leurs domiciles. Les pharmaciens pourront analyser les ordonnances à la lumière du dossier du patient et préparer ses médicaments avant que celui-ci ne se présente en pharmacie.

« Si nous voulons contrôler cette pandémie, nous devons faire preuve d’agilité dans nos actions », a déclaré le DMauril Gaudreault, président du Collège des médecins.

« Nous désirons protéger nos professionnels et leurs équipes, dans une période où ils sont plus sollicités que jamais. La collaboration entre les ordres est exceptionnelle dans le contexte de la présente crise », a déclaré Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.