L’idée a été lancée lundi. Il a rapidement fallu trouver des abris, les monter dans le stationnement, installer un puissant système de chauffage d’appoint, former quelques employés, et le tour était joué. Jeudi matin, l’hôpital Sainte-Justine a lancé son service de dépistage à l’auto, le premier du genre dans la région montréalaise. 

Patrick Sanfaçon Patrick Sanfaçon
La Presse

Tristan Péloquin Tristan Péloquin
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PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Jeudi matin, l’hôpital Sainte-Justine a lancé son service de dépistage à l’auto, le premier du genre dans la région montréalaise.

« Ça marche super bien ! », se réjouit Nathalie Audy, conseillère en prévention et contrôle des infections au CHUS Sainte-Justine. En fin de matinée, deux équipes d’infirmières et de préposés affectés à ce « service à l’auto » médical sur rendez-vous avaient réussi à maintenir un rythme de 20 tests de dépistage à l’heure. 

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Jeudi matin, l’hôpital Sainte-Justine a lancé son service de dépistage à l’auto, le premier du genre dans la région montréalaise.

« Ça permet d’éviter que les gens circulent inutilement à l’intérieur de l’hôpital, ce qui augmentait trop le risque », explique l’infirmière Nathalie Fillion. Après avoir obtenu un rendez-vous au téléphone pour leur enfant, les parents se font attribuer une heure de passage. Le test se fait en moins de cinq minutes. 

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« À l’intérieur, les cliniques étaient bondées. Ça diminue l’inquiétude des employés de savoir que les tests se font à l’extérieur », dit le préposé aux bénéficiaires Robert Jetté. Autre avantage : les jeunes enfants, bien attachés dans leurs sièges d’appoint, ne bougent pas. « Quand on fait les tests à l’intérieur, ça hurle, ça se roule par terre. C’est très difficile », dit une infirmière. 

« Les gens sont aussi plus détendus, croit Robert Jetté. Les infirmières ont le temps d’amuser les enfants et de dédramatiser la chose ». L’exercice n’est pas pour autant particulièrement agréable, concède la jeune Alycia Cabral-Esposito, après qu’une infirmière a pris un échantillon de sécrétions au fond de sa gorge. 

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Sur place, l’équipe s’assure qu’elle a affaire à la bonne personne et vérifie si ses symptômes se sont aggravés ou ont diminué depuis la prise de rendez-vous. Le résultat est donné par téléphone dès qu’il est prêt. « On leur remet ensuite une feuille avec des directives à suivre pour les prochains jours », explique l’infirmière Nathalie Fillion. 

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En attendant les beaux jours du printemps, des lampes irradiantes et un système de filtration d’air aident à garder les travailleurs bien au chaud. D’autres centres de dépistage extérieurs semblables ont été ouverts à Québec et dans la région de Chaudière-Appalaches. Le ministère de la Santé et des Services sociaux encourage les établissements à en ouvrir d’autres, mais n’a pas fait le décompte de ceux qui ont été mis sur pied.

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Sans que ce soit la panique, on sent que les parents sont fébriles. Plusieurs portaient d’ailleurs des masques dans leur véhicule à leur arrivée. « Mon fils a fait de la fièvre ces derniers jours, dit une mère. C’est rapide et rassurant de ne pas avoir à sortir de l’auto pour qu’il se fasse tester. »